Un «affront»: Trump dézingue Bad Bunny
Donald Trump a qualifié dimanche d'«affront à la grandeur de l'Amérique» le concert, donné à la mi-temps du Super Bowl, par le chanteur portoricain Bad Bunny, qui avait pourtant évité de mentionner le président américain ou sa politique migratoire durant sa prestation.
«Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type», a écrit le chef de l'Etat américain sur son réseau Truth Social, quelques minutes après la fin du spectacle, Bad Bunny chantant et s'exprimant quasi-exclusivement en espagnol, parlé par plus de 41 millions de personnes aux Etats-Unis, selon des chiffres officiels.
«Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est absolument lamentable, l'un des pires de tous les temps! C'est absurde, un affront à la grandeur de l'Amérique, et cela ne reflète en rien nos valeurs de réussite, de créativité et d'excellence», a écrit Donald Trump qui a également estimé que la chorégraphie de l'artiste était «répugnante, surtout pour les jeunes enfants qui regardent le spectacle depuis les quatre coins des États-Unis et du monde entier».
Un message d'«amour»
Benito Antonio Martínez Ocasio, alias Bad Bunny, s'est produit au Super Bowl une semaine après avoir remporté le Grammy Award du meilleur album de l'année. Après sa performance aux côtés d'artistes comme Lady Gaga et Ricky Martin, le chanteur portoricain, tout de blanc vêtu, a porté un ballon ovale avec les mots: «Ensemble, nous sommes l'Amérique».
A la fin du concert, des drapeaux de tout le continent américain ont été déployés sur scène tandis que s'affichait sur l'écran géant du stade de Santa Clara: «seul l'amour est plus fort que la haine». (jzs/afp)
