On a testé le nouveau Hot Wheels et c'est la douche froide
JV Mag.ch, le webzine suisse du jeu vidéo
Avant de vous donner mon ressenti sur Hot Wheels Infinite Rush, il est bon de vous replacer un peu le contexte. Avant ce nouvel épisode, qui vante les mérites du monde ouvert, nous avons eu droit, ces quatre dernières années, à deux autres titres. Des expériences vraiment amusantes manette en main qui faisaient honneur aux petites voitures, puisque Hot Wheels n’est rien d’autre qu’un fabricant de petites voitures.
La grande force de cet Infinite Rush, ou plutôt, devrais-je dire, ce qui est mis en avant, est son monde ouvert. Ce dernier se divise en plusieurs îles, chacune avec un thème particulier. Ici, pas de cycle jour/nuit, juste du bonheur et des couleurs. Sur le papier, c’est génial. Malheureusement, c’est très (trop) mal exécuté.
Un monde ouvert divisé
Dans les deux opus précédents, nous avons eu droit à des circuits très bien conçus. Ici, les îles sont quelconques et les tracés placés dans ces «lieux» semblent totalement aléatoires. On fait la course sans vraiment prendre de plaisir. D’ailleurs, on se rend vite compte que la conception n’est pas en accord avec le gameplay: on roule très souvent sur de longues lignes droites où, la majeure partie du temps, le moteur est au rupteur. Autre point négatif, que m’a fait remarquer Fafar: les routes sont très larges et on y perd littéralement la sensation de vitesse.
Ensuite, et c’est un point que je regrette, le studio a voulu proposer des défis parsemés sur la carte. C’est bien, mais tout comme pour les courses, on remarque que ces activités ont été disséminées à la volée sans réelle réflexion.
Dernier point et non des moindres, nous ne sommes plus une petite voiture dans un monde à notre taille. On perd en immersion à tous les niveaux. Les voitures du trafic sont en sagex, il n’y a quasiment pas d’interaction avec le décor hormis le fait de pouvoir tout détruire et c’est malheureusement tout. Malgré mon bon vouloir, je ne trouve aucun avantage à cette nouvelle formule.
Inspiré de The Crew, mais qui ne va pas au bout
Dans le jeu, vous pouvez sélectionner à la volée entre quatre types de véhicules. Le but étant de varier les plaisirs. Sur le papier c’est encore une bonne idée, qui d’ailleurs a déjà été exploitée, mais malheureusement le studio n’est pas allé au bout des choses. Pourquoi proposer des îles pour nous faire uniquement rouler sur des routes? Alors que la gamme Hot Wheels peut aussi accueillir des avions et des bateaux?
Toujours en ce qui concerne cette mécanique de changement de véhicules, c’est assez brut de décoffrage. Il faut d’abord passer par le garage, pour choisir les voitures qui seront proposées dans le changement à la volée.
Un gameplay et une partie audio terriblement triste
Le jeu sort sur consoles de salon et PC, mais c’est à ce demander s’il n’a pas sa place sur mobile. La conduite ne donne aucun feeling, les courses ne sont jamais trompeuses. Alors que (et je suis désolé de revenir dessus), les deux opus précédents offraient un vrai ressenti, la voiture semblait vraiment collée au circuit sans compter le fait que chaque touchette était presque fatale.
Le bruit des moteurs est plutôt réussi et ce sera tout. La bande-son est d’une répétitivité sans précédent, on enchaîne les courses, les défis, les menus, ça ne change jamais, c’est monotone. Pire encore, il n’y a jamais une seule voix, juste un simple «3-2-1» en début de course pour donner un peu de vie.
Sur la partie technique, rien à faire, Hot Wheels Infinite Rush est moins beau que ses prédécesseurs.
Après une certaine attente et une hype alimentée à chaque nouvelle bande-annonce, je dois dire que la douche est plutôt froide (voire glaciale). Une seule caméra, un jeu très plat, une partie sonore triste, un gameplay extrêmement arcade, bien plus qu’auparavant. Au final, je ne sais pas où veut nous amener ce Hot Wheels Infinite Rush.
Après une dizaine d’heures, mon constat était clair et net. Je lui ai laissé un second souffle d’une autre dizaine d’heures et mon avis n’a que peu évolué. Certes, certains moments sont amusants, mais si vous voulez une vraie expérience sympa à prendre en main, sautez sur les deux opus précédents.
On aime et on aime pas:
+ Simple à prendre en mains
+ Voitures sous licence
+ Retour en enfance
– Aucun challenge
– Le monde ouvert raté
– Aucune échelle de grandeur
