Le voyage de Meghan en Australie menace de mal tourner
La vie d'une duchesse-entrepreneuse n'a rien d'un thé l'après-midi. Prenez Meghan. Pendant que notre ex-princesse peine à écouler ses stocks de confiture (selon Page Six, Netflix, après avoir rompu ses liens avec sa marque le mois dernier, ne saurait plus quoi faire des entrepôts remplis de produits As Ever, au point de devoir en fourguer gratuitement à ses employés), là voilà aux prises avec des considérations logistiques qui menacent son voyage imminent en Australie, du 17 au 19 avril.
Menaces de sécurité et invités peu recommandables
Pour rappel, c'est tout un programme qui attend la duchesse, pendant que son mari, le prince Harry, animera des conférences sur la santé mentale: une retraite de trois jours réservée aux femmes, organisée dans un resort 5 étoiles près de Sydney, qui proposera séances de yoga et de guérison sonore, méditation, atelier avec une psychologue, soirée disco et de questions-réponses informelles avec Meghan, ainsi qu'un dîner de gala en présence de Son Altesse.
L'évènement, organisé par le podcast Her Best Life et décrit comme un «week-end entre filles», est facturé 1500 francs par personne (1700 francs pour les VIP). Quelque 300 invitées sont attendues.
C'est là que le bât blesse. L'évènement relevant davantage de la promo personnelle et d'un séjour de détente à vocation commerciale que d'un engagement royal au sens strict du terme, la sécurité s'annonce forcément plus laxiste, sans liste de participants soumise au même examen que ceux de la famille royale. Et il semblerait que certains trolls et farouches détracteurs de la plus célèbre duchesse de la planète comptent déjà tester les limites de son dispositif de protection.
Comme l'a constaté le Daily Mail, l'un des comptes de réseaux sociaux les plus virulents à l'égard de Meghan, un dénommé @MeghanMole (qui compte tout de même pas moins de 110 000 utilisateurs sur X) a d'ores et déjà fait part de son attention de semer la zizanie lors du week-end.
«Au cas où Meghan Markle ne me détesterait pas assez, elle est sur le point de me haïr encore plus. J'ai élaboré un plan avec une amie qui vit à Sydney pour participer au week-end; ils ont été acceptés et une place réservée.»
«Bonne chance pour découvrir de qui il s'agit, Meghan», conclut encore l'influent compte de troll d'un ton provocant.
Au rang des internautes potentiellement inquiétants, citons également une Australienne tweetant sous le pseudonyme de @ZandiSussex, qui répand régulièrement des propos haineux en ligne sur la famille royale britannique.
L'influenceuse anti-royale, qui a allégué à tort à plusieurs reprises que la princesse Kate n'avait jamais été atteinte d'un cancer, a également annoncé avoir été acceptée au week-end.
Bien qu'aucun signe de menace spécifique n'ait été identifié, selon le Daily Mail, le caractère public de ces discussions en ligne démontre bien les risques encourus par Harry et Meghan lors de ces événements qui brouillent la frontière entre les engagements royaux contrôlés et les tournées dites «pseudo-royales».
Depuis qu'il s'est totalement retiré de ses fonctions royales, le couple en a effectué toute une série, notamment en Colombie ou, plus récemment, en Jordanie.
Alors qu'Harry se mobilise toujours activement pour rétablir sa sécurité policière et celle de sa famille lorsqu'ils se trouvent au Royaume-Uni (aux frais du contribuable), il est certain que des apparitions comme celle de Sydney risquent de fragiliser cet argument, en plaçant Meghan dans un environnement où le contact avec des inconnus est non seulement inévitable, mais activement encouragé. Ce, en prenant parfois d'énormes risques.
Autres projets business en court?
Sans aller jusqu'à proférer des menaces à l'égard de la duchesse de Sussex, d'autres utilisateurs sur X et Reddit se veulent plus méfiants envers les projets que cacherait prétendument cet innocent «week-end entre filles par excellence». Pour les plus fins connaisseurs (ou les plus paranoïaques), cette retraite ne servirait pas tant à Meghan à faire le plein d'énergie féminine qu'à promouvoir les ventes de Soho House, un club social exclusif réservé à ses membres, fondé à Londres en 1995.
Destiné à l'élite créative, ce club haut de gamme propose des espaces chics pour travailler, dîner et se divertir. Son succès est tel que quelque 48 Soho Houses ont émergé à travers le monde. Le premier établissement australien devrait ouvrir ses portes nulle part ailleurs qu'à... Sydney, en 2026.
Or, l'une des co-organisatrices de la retraite, Gemma O'Neill, est également membre du comité consultatif de Soho House Sydney. Même chose du côté de Markus Anderson, très bon ami de Meghan depuis des années, qui fait partie des cadres supérieurs du club londonien et qui est coordinateur de la promotion de l'ouverture de Sydney.
Une chose est sûre: Soho House ou pas Soho House, Sydney pourrait être une occasion rêvée pour Meghan d'étendre sa marque, As Ever. Selon Page Six, la duchesse de Sussex vient justement de la. déposer en Australie, quelques semaines seulement avant sa visite au pays des kangourous.
Interrogée sur ce mouvement stratégique, la spécialiste des relations publiques des célébrités Kayley Cornelius interprète cela comme une «démarche très délibérée, mais qui révèle également une situation plus globale quant aux performances actuelles de la marque aux Etats-Unis».
Selon la spécialiste, non seulement l'opinion publique australienne constitue un terrain plus neutre et donc plus favorable que les Etats-Unis pour la duchesse, mais c'est également un territoire dont le mode de vie et les habitudes de consommation présentent une forte adéquation avec le public visé par Es Ever.
«Ce modèle a le potentiel de générer une nouvelle croissance, mais il comporte aussi des risques», juge Kayley Cornelius.
Dans tous les cas, l'expansion d'As Ever à l'international constituera un «tournant décisif» pour les affaires de la duchesse. Tout comme ce voyage en Australie, qui s'annonce décidément aussi périlleux qu'une rencontre avec un crocodile marin ou un serpent Taïpan.
