L'ex-belle-fille de Trump sème la zizanie en Europe
Qu'il semble loin, le temps où Kimberly Guilfoyle traumatisait ses invités sur Fox News, clamait son amour pour Donald Trump lors de meetings électoraux et envisageait d'épouser le fils de ce dernier, Donald Jr. Avant d'être finalement envoyée en Grèce, plus ou moins de son gré, en tant qu'ambassadrice du gouvernement américain, peu de temps après sa séparation du fils aîné de Trump et le retour de ce dernier à la Maison-Blanche.
Or, ce n'est pas tout à fait ce qui s'est produit pour l’Américaine de 57 ans. Et si Kimberly refait parler d’elle depuis Athènes, ce n'est pas vraiment pour avoir fait la promotion de la feta, des souvlaki et des couchers de soleil sur l’Acropole.
En effet, depuis son arrivée en Grèce à l’automne 2025, l’ex-fiancée de Donald Trump Jr. et ancienne présentatrice de Fox News semble avoir importé à Athènes un style diplomatique bien à elle. Un mélange d’exigences et de petits dérapages qui n'a rien à envier à Rihanna dans ses meilleures périodes et qui commence à faire serrer quelques mâchoires.
Selon une enquête du Daily Mail, son équipe aurait notamment demandé à Giannis Chorozoglou, un «gourou de l'hôtellerie» grec bien introduit dans le milieu, de dénicher deux caisses de champagne pour l'ambassadrice. Pour l'excuser, Kimberly avait de bonnes raisons.
de boisson de Kimberly
Or, comble de l'horreur: ledit gourou n’aurait obtenu qu’un maigre rabais. La réponse d’un membre de son équipe, rapportée par le tabloïd, laisse deviner une certaine déception: «Vous êtes sérieux? Seulement une réduction? On doit payer? C’était censé être gratuit pour l’ambassadrice.»
Addition salée et soupçons de corruption
Il ne s'agit pas de la seule démonstration des goûts de luxe de Kimberly Guilfoyle. Le 31 mai, l'Américaine aurait dîné au Matsuhisa, restaurant japonais installé dans le très luxueux Four Seasons Astir Palace de Vouliagmeni, station balnéaire huppée située au sud d’Athènes. La facture était aussi salée qu'un poisson en croûte: 1586 euros.
Toujours selon les sources du Daily Mail, l’équipe de l’ambassadrice aurait là encore tenté de faire prendre en charge l'addition par son ami «gourou». Manque de bol, ce dernier aurait refusé. La facture a finalement été envoyée directement à l'ambassade, selon des sources proches du dossier. Un responsable assure toutefois que Kimberly Guilfoyle aurait fini par s'acquitter de l'addition elle-même.
Son arrivée à Athènes, le 4 novembre 2025, avait déjà donné le ton: la nouvelle ambassadrice ne ferait pas dans l'austérité. Elle avait débarqué à bord du jet privé de l’homme d’affaires gréco-américain Eric Vassilatos, avant d'entamer son mandat avec une réception réunissant ministres, entrepreneurs et vedettes de la pop. Depuis, ses sorties mondaines sont régulièrement commentées dans la capitale grecque.
Mais ses prétendus caprices ne sont pas les seuls tracas de Kimberly Guilfoyle. Selon le Wall Street Journal, cette dernière a également fait causer pour garder dans son sillage un certain Christos Marafatsos, lobbyiste gréco-américain de 39 ans tellement présent à ses côtés que certains l’auraient pris pour son chef de cabinet. Problème: il est payé par Aktor, un puissant groupe grec que l’ambassadrice aurait elle-même promu auprès de responsables des Balkans.
Malgré les soupçons de conflit d’intérêts et les conseils de son entourage de prendre ses distances, Kimberly Guilfoyle aurait refusé catégoriquement, affirmant avoir «besoin de lui». Soit.
A cela s'ajoutent d'innombrables trajets en jet et quelques punchlines particulièrement peu diplomatiques, lâchées ici ou là, et qui n'auraient pas plaidé en faveur de l'amour de Kimberly Guilfoyle pour son pays d'adoption.
Lors d’un dîner en mars, par exemple, alors qu’elle évoquait la chute du gouvernement roumain, l'ambassadrice aurait lancé à un ministre grec: «Nous pouvons faire ça à n’importe quel pays que nous voulons. Nous pouvons faire ça ici.»
Après tout, comme le rappelle une source proche de l'ambassade, l'ex-belle-fille de Donald Trump conserve le «portable de Trump et peut s'en servir comme d'une arme».
Bref, on ne peut pas dire que l'ambassadrice ait totalement adopté l’art de la discrétion diplomatique. «Elle fait la une des journaux pour de mauvaises raisons, jusqu'en Europe, et l'affaire a même atteint les médias américains, car elle est une figure importante du Parti républicain», constate un responsable de l'administration au Daily Mail, non sans un certain agacement. «Franchement, aucun autre ambassadeur américain n'a généré une telle couverture médiatique en si peu de temps.»
Du côté de la Maison-Blanche, pourtant, on clame toujours officiellement sa satisfaction vis-à-vis de cette ancienne belle-fille reconvertie dans la diplomatie.
Pendant qu'un porte-parole insiste sur le fait qu'elle accomplit un travail incroyable, Marco Rubio, lui, a asséné au Daily Mail que Kimberly Guilfoyle s'était montrée une «défenseure incroyablement efficace» du programme du président «en Grèce et dans toute l'Europe».
Quitte à semer la pagaille et à faire exploser les tarifs en champagne. Une chose est sûre: à 57 ans, Kimberly Guilfoyle, autrefois mariée au gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom avant de devenir l’une des figures médiatiques du trumpisme, a de nouveau opéré une transition assez singulière. Et elle n’a manifestement pas abandonné le goût du spectacle en prenant ses quartiers à Athènes.
