«La Star Ac' m’a permis de fendre l’armure»: Léa se confie après la finale
Léa, merci de nous accorder cette interview, quelques heures après cette finale. Comment vous sentez-vous?
Je vais très bien. Je suis évidemment très fatiguée car la soirée a été une longue soirée, mais surtout très heureuse.
Comment avez-vous abordé le prime de la finale?
J'ai abordé la finale avec impatience. Je connaissais les enjeux et j'avais la boule au ventre, mais c'était aussi mon dernier prime. Je voulais profiter à fond de l'instant. Je me suis dit: «kiffe et profite de ce moment, pour avoir de beaux souvenirs».
Vous avez réussi à vous détendre malgré cette pression?
C'est ce que j'ai tenté de faire en tout cas. J'ai vécu ce prime comme je l'espérais. Je me suis sentie bien sur scène, fière de ce que j'ai fait, et j'en garde de très bons souvenirs.
Certains moments vous ont-ils particulièrement marquée durant cette finale?
Tout d'abord, mon autoportrait, qui retraçait mes prestations au fil du temps avec les premières images du château. Et bien entendu, ma prestation sur Adagio de Lara Fabian.
Avez-vous ressenti une certaine rivalité avec Ambre, l'autre finaliste?
Non, jamais. On n'a jamais été rivales. Au contraire, nous étions très fières de partager ce prime ensemble.
Votre famille nous a dit plusieurs fois que l'objectif initial était de vous voir en tournée. Puis on vous a vu passer les demi-finales, et enfin, la finale. Rêviez-vous de franchir cette dernière marche?
Pour moi, tout est parfait. Au départ, on espère partir en tournée. Ensuite, on passe Noël, puis j’arrive en demi-finale et je me dis: pourquoi ne pas rêver de la finale? Et une fois en finale, forcément, on pense à la victoire. Je n'ai pas gagné, mais je mesure mon parcours et je sais à quel point je suis chanceuse.
Est-ce de la chance ou beaucoup de travail?
Alors, c'est vrai que la vie est bien faite, entrer à la Star Ac' était une chance énorme, mais vous avez raison, c'est énormément de travail aussi.
Du côté suisse, il y avait plus 500 personnes qui ont vibré pour vous au Palais des congrès à Bienne. Vous vous attendiez à un tel engouement?
Wahou... autant? Franchement, je suis extrêmement touchée par le soutien du public biennois, mais aussi suisse. D'autant plus que je suis un peu partie de ma ville «en voleuse» pour aller à la Star Ac'.
C'est-à-dire?
Eh bien, je suis partie sans trop en parler autour de moi. À part ma famille, je n’ai rien dit à personne.
Quand je vois ces fans, je suis extrêmement touchée par leur soutien et je les remercie.
watson a interviewé vos fans à Bienne lors de votre passage éclair et ils sont unanimes, ils apprécient votre sincérité et l'émotion que vous transmettez à travers vos chansons. Que pensez-vous de cette impression?
Je suis heureuse qu'ils le ressentent ainsi. Mon but était de rester moi-même et d'être sincère. Quand quelque chose me touche, je le dis, quand je suis triste aussi. Pouvoir créer cette connexion avec le public, c'est fantastique.
Léa de la Star Ac' acclamée à Bienne
Vous vous êtes dévoilée petit à petit lors de votre formation au château, vous avez levé le voile sur une certaine fragilité, est-ce que cela a été difficile à révéler?
Là, pour le coup, oui. Je suis surprise de ce que j'ai pu révéler.
Aujourd'hui, je sais que cette guerrière fait partie de moi, mais elle ne constitue pas toute ma personnalité. Avouer sa fragilité, c'est aussi une bonne chose.
Se mettre à nu et montrer sa fragilité, c'est un passage obligé pour faire carrière?
Je ne l'ai pas perçu comme une obligation, en tout cas. En revanche, cela m'a permis de montrer ma sincérité et de lever le voile sur ma personnalité.
Ce n'est pas un passage obligé pour une carrière, mais pour moi c'est un avantage de me montrer telle que je suis.
Votre frère a dit à watson que, malgré votre progression vocale, vous n'avez pas changé et restez très timide. Est-ce toujours le cas?
Mon frère vous a dit ça? Cela me touche énormément. J'avais promis à ma famille de rester la Léa qu'elle connaissait. Concernant ma timidité, mon frère a tout à fait raison (rires). Je parle beaucoup, je ris, mais au fond, je suis très timide. Selon les personnes que je rencontre, je peux être très réservée et me renfermer comme une enfant.
Comme?
Sofiane Pamart, par exemple. Je n'ai pas osé lui parler tout de suite, car j'étais très impressionnée. Au final, cette aventure m'a permis aussi d'accepter cette timidité et de mieux la gérer.
Votre frère Loïc a confié que vous n'aviez jamais chanté seule devant lui, il aimerait bien savoir pourquoi.
Il vous a posé cette question, vraiment?
Non, il ne l'a pas posée, nous avons pris un raccourci, il a juste dit que vous ne l'aviez jamais fait...
C'est vrai. A chaque fois que je chantais devant ma mère et qu'il entrait dans la pièce, j'arrêtais immédiatement.
Est-ce que cela va changer aujourd'hui?
Je ne sais pas (rires). Vous savez, chanter seule devant quelqu'un, ce n'est pas facile, c'est impressionnant. Il m'a vue sur scène, alors peut-être que j'y arriverai désormais, mais ce n'est pas un exercice facile. Je voulais ajouter que je l'aime énormément et que je suis très reconnaissante de tout ce qu'il a fait pour moi et de son soutien.
La vie de château est maintenant terminée, qu'allez-vous faire avant la première date de la tournée, le 27 février à Reims?
Ces prochains jours, je vais rentrer chez moi. Je vais reprendre des forces et revoir ma famille avant d'enchaîner avec la tournée. C'est important pour moi d'être entourée. Je vais aussi reprendre mon téléphone (rires) et remercier tous les gens qui m'ont soutenue.
