UBS prévoit une hausse des salaires en Suisse en 2027
Les économistes d'UBS tablent l'année prochaine sur une accélération moyenne des salaires nominaux (hors inflation) de 1% en Suisse, avec une légère poussée dans des secteurs comme la chimie et la pharma. Les perspectives d'inflation ont néanmoins été relevées.
Après une hausse moyenne de 1,1% cette année, les entreprises interrogées par la banque UBS tablent sur une accélération de seulement 1% des salaires nominaux en 2027. En termes réels, soit ajustée de l'inflation, la progression s'est établie à 0,4% en 2026 et devrait ralentir à 0,2% l'année suivante, a indiqué l'établissement zurichois mardi dans une étude.
Poussée par les prix de pétrole, l'inflation est désormais attendue à 0,7% en moyenne cette année en Suisse, contre 0,6% dans les précédentes estimations. La hausse des prix à la consommation devrait atteindre 0,8% en 2027, en hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport aux prévisions de septembre d'UBS.
La majorité des branches devrait voir ses salaires nominaux progresser de 1,0%, les secteurs de l'horlogerie et de la bijouterie (+0,7%) et du commerce de détail (+0,8%) étant attendus un cran en dessous de la moyenne nationale. Les branches des métaux (+1,2%), de la chimie-pharmacie (+1,2%), ainsi que de l'énergie, de l'approvisionnement et du recyclage (+1,5%) devraient par contre enregistrer une hausse légèrement supérieure.
L'impact des coûts de la santé
«La faible progression des salaires réels ne devrait que très peu renforcer le pouvoir d'achat des consommateurs. Parallèlement, la hausse moyenne prévue des primes de caisses d'assurance maladie, estimée à 5% en 2027, ponctionne le revenu disponible», ont averti les experts d'UBS, qui ont sondé 400 entreprises. La hausse des coûts de la santé «freine la progression des revenus d'environ 0,3 point de pourcentage et dépasse la hausse attendue des salaires réels».
Malgré l'impact sur la consommation, les entreprises entrevoient l'avenir avec optimisme modéré. Elles sont ainsi 49% à s'attendre à une reprise modérée, 46% à une stagnation et seulement 5% à une récession. Le secteur industriel est particulièrement optimiste.
UBS n'en a pas pour autant changé ses perspectives de croissance, tablant toujours pour cette année sur un produit intérieur brut (PIB), hors événements sportifs, en hausse de 1,8% et de 1,5% la suivante. Malgré ces perspectives positives, «les entreprises restent prudentes quant à leurs prévisions concernant le marché du travail». En 2027, 59% des sociétés sondées prévoient des effectifs inchangés, 22% une hausse et 18% une baisse.
Après avoir atteint 2,8% l'année dernière, le taux de chômage devrait s'établir sur l'exercice en cours à 3,1%, avant de légèrement redescendre à 3,0% en 2027, selon les estimations d'UBS. (jzs/ats)
