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Le bénéfice de Swiss est en baisse: voici pourquoi

Der Start vom Airbus A380 der Swiss auf dem Flug nach Washington, am Samstag, 11. Juli 2026, am Flughafen Zuerich in Kloten. (KEYSTONE/Andreas Becker)
Swiss a transporté environ 8,5 millions de passagers au premier semestre 2026 (image d'archives).Keystone

Le bénéfice de Swiss est en baisse: voici pourquoi

La compagnie à croix blanche a vu ses gains reculer entre janvier et juin derniers. Un résultat expliqué en bonne partie par la forte hausse des coûts du carburant.
04.08.2026, 08:0504.08.2026, 08:05

Swiss a vu son bénéfice d'exploitation diminuer sur les six premiers mois de l'année, tandis que les produits d'exploitation ont progressé. La compagnie aérienne relève que ses résultats ont notamment été affectés par la forte hausse des coûts du carburant.

De janvier à fin juin derniers, le bénéfice d'exploitation ajusté de Swiss a reculé de 3,0% sur un an, à 189,3 millions de francs. Les produits d'exploitation ont eux gagné 3,2% pour s'établir à 2,77 milliards de francs, est-il précisé dans un communiqué publié mardi. La compagnie aérienne nationale explique que les coûts de maintenance, demeurés élevés, ont également pesé sur le bénéfice. Cette situation s'explique notamment par les problèmes techniques connus affectant certains moteurs de la flotte court-courrier.

À l'inverse, la vigueur persistante de la demande et la hausse des recettes moyennes ont eu un effet favorable sur le résultat. «Malgré les mesures de couverture en place, la forte hausse des coûts du carburant a sensiblement pesé sur notre résultat. Entre avril et juin, ces coûts ont augmenté d'environ 50%. Le carburant constitue notre premier poste de dépenses», a souligné le directeur général des finances (CFO) de Swiss, Dennis Weber, cité dans le communiqué.

Dennis Weber, CFO von Swiss, informiert an der Jahresmedienkonferenz der Fluggesellschaft Swiss International Air Lines, aufgenommen am Donnerstag, 6. Maerz 2025 in Kloten Zuerich. (KEYSTONE/Ennio Lea ...
Dennis WeberKeystone

Les coûts de maintenance, demeurés élevés, ont également pesé sur le bénéfice. Cette situation s'explique notamment par les problèmes techniques connus affectant certains moteurs de la flotte court-courrier. À l'inverse, la vigueur persistante de la demande et la hausse des recettes moyennes ont eu un effet favorable sur le bénéfice.

Au début du deuxième trimestre en particulier, Swiss dit avoir bénéficié d'une conjoncture favorable sur certains marchés. «Plusieurs compagnies du Golfe ayant temporairement réduit leur offre, davantage de voyageurs se sont tournés vers d'autres liaisons. Cette situation a temporairement entraîné un surcroît de demande, surtout sur les liaisons à destination de l'Asie. Cet effet favorable s'est toutefois progressivement estompé au cours du trimestre avec le rétablissement des capacités concernées».

Incertitudes géopolitiques et phénomènes météo

La société basée à Kloten a transporté environ 8,5 millions de passagers au premier semestre 2026, soit 0,6% de plus que l'année précédente. Le nombre de vols assurés a diminué de 4,1%, pour s'établir à plus de 67'400. La capacité, exprimée en sièges-kilomètres offerts (SKO), a reculé de 0,8%.

Le trafic, mesuré en passagers-kilomètres transportés (PKT), a progressé de 1,9% sur la même période. Quant au coefficient d'occupation des sièges (COS), il s'est amélioré de 2,2 points de pourcentage.

Swiss se félicite d'avoir maintenu ses performances opérationnelles en glissement annuel «malgré un contexte difficile». Les fortes incertitudes géopolitiques ainsi que la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes ont perturbé l'exploitation aérienne et pesé sur ses performances. La ponctualité s'est établie à 72,4%, au même niveau que l'année précédente, tandis que la stabilité du programme de vols a légèrement reculé, passant de 97,3% à 96,7%.

Pour l'ensemble de l'exercice, la direction estime que l'évolution des coûts du carburant, les incertitudes géopolitiques et le caractère tardif des réservations continueront d'entraîner «une forte volatilité». Elle considère 2026 comme une année de transition, où «l'objectif reste de créer les conditions structurelles nécessaires à une reprise de la croissance et à une amélioration durable de la rentabilité à partir de 2027». (jzs/ats)

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