Economie
WhatsApp

WhatsApp lance un abonnement payant: ce qu'il faut savoir

WhatsApp bientôt payant? Voici ce que l'on sait.
Mark Zuckerberg a de grands projets pour son application de messagerie phare.Image: Keystone / Imago, montage watson

WhatsApp va changer: ce qu'il faut savoir du futur abonnement payant

WhatsApp pourrait bientôt proposer un abonnement payant à ses utilisateurs pour éliminer les publicités, suivant un modèle déjà testé par Meta sur Instagram et Facebook.
05.02.2026, 13:1005.02.2026, 13:10

D'après une annonce faite par Meta au site spécialisé TechCrunch et relayée par Le Temps, WhatsApp s’apprête à intégrer une option payante pour ses utilisateurs, avec pour objectif de supprimer les publicités de l’application. Cette évolution s'inscrit dans la stratégie de Meta, la société mère de WhatsApp, ainsi que d'Instagram et de Facebook.

Si la messagerie est gratuite depuis son acquisition en 2014 par Meta, la firme de Mark Zuckerberg est désormais désireuse d'explorer de nouveaux modèles économiques à travers des abonnements qui offriront, en plus d'une expérience sans publicité, un accès à des services premium.

Il est à noter qu'actuellement, les publicités sur WhatsApp ne sont présentes qu'outre-Atlantique. Leur apparition en Europe est attendue pour le courant de l'année. La date exacte n'est pas connue.

Pas qu'une histoire de publicité

Comme le rappelle Le Temps, un modèle payant a déjà été déployé en 2024 sur d'autres applications du groupe, comme Instagram et Facebook, où les utilisateurs peuvent choisir entre une version gratuite avec publicités et une version sans publicité contre un abonnement mensuel à 7 francs.

Meta a également annoncé au site TechCrunch le 26 janvier qu'elle souhaitait changer de stratégie, en offrant aux utilisateurs une alternative payante pourvue en outre de fonctionnalités de productivité et d'intelligence artificielle, tout comme des offres groupées pour plusieurs plateformes.

Toutefois, la version de base de WhatsApp restera gratuite, permettant à chacun d’accéder aux fonctionnalités classiques.

Pour les utilisateurs européens et suisses de WhatsApp, cette option payante pourrait être mise en place pour répondre aux exigences des régulations locales, telles que le Digital Markets Act, qui impose aux plateformes d’offrir des alternatives payantes à leur modèle publicitaire. Comme le souligne le site WABetaInfo:

«Il semblerait que cette formule d’abonnement soit uniquement disponible en Europe et au Royaume-Uni afin de respecter la réglementation en vigueur.»

Un changement graduel

En ce moment, Meta introduit progressivement des publicités dans les statuts WhatsApp et des chaînes sponsorisées dans l’onglet «Actus». Ce déploiement étape par étape, actuellement surtout présent aux Etats-Unis, est dans la droite lignée de ce que Zuckerberg déclarait en 2022, comme le relate Le Temps:

«Nous nous efforçons de monétiser davantage WhatsApp et Messenger.»

Pour ce qui est du prix, WABetaInfo avance le chiffre de 4 euros, mais cette somme reste sujette à spéculation. Concernant la collecte de données, Le Temps le rappelle, rien n'indique qu'une version premium soit en mesure de l'arrêter complètement, comme l'ont prouvé des études réalisées sur Facebook et Instagram. (ysc)

Ces photos des années 2000 vous rendront trèèès nostalgique
1 / 25
Ces photos des années 2000 vous rendront trèèès nostalgique
partager sur Facebookpartager sur X
Trump attaque une journaliste après une question sur l'affaire Epstein
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
5 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
5
En difficulté, GiFi vire déjà son patron
L'enseigne française, dont la «santé financière est inquiétante», se sépare de Christophe Mistou seulement cinq mois après sa prise de fonction.
L'enseigne de magasins de bazar GiFi, en grande difficulté, s'est séparée jeudi de son patron Christophe Mistou, cinq mois après l'avoir placé à la tête du directoire, a-t-on appris auprès des syndicats, confirmant une information du journal Sud Ouest.
L’article