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L'armée américaine a testé son nouveau missile PrSM en l'Iran:

Ce tir de missile américain contre l'Iran est un signal pour la Chine

Plus rapide, plus lointain et plus difficile à intercepter, le PrSM doit remplacer l’ATACMS dans l’arsenal américain. Et, il a été testé sur le terrain.
02.03.2026, 14:5702.03.2026, 14:57

Une image diffusée par le commandement américain au Moyen-Orient montre le lancement d’un missile depuis un système Himars. Il ne s’agit pas d’un tir ordinaire. Selon The War Zone, les Etats-Unis ont utilisé pour la première fois en opération leur nouveau Precision Strike Missile (PrSM)

Une image du lancement d’un missile PrSM depuis un système M142 Himars, extraite d’un récent montage vidéo du Centcom.
Une image du lancement d’un missile PrSM depuis un système M142 Himars, extraite d’un récent montage vidéo du Centcom.Image: Centcom/twitter

Le tir s’inscrit dans le cadre des opérations américaines contre l’Iran. Mais au-delà du théâtre moyen-oriental, ce baptême du feu envoie un message plus large.

Un successeur plus ambitieux

Le PrSM est appelé à remplacer l’ATACMS, en service depuis des décennies. La différence est d’abord une question de distance. D’après The War Zone, la version actuelle peut frapper des cibles situées à environ 500 kilomètres. L’armée américaine vise à terme environ 650 kilomètres, voire au moins 1000 kilomètres pour des versions futures.

Les ATACMS les plus performants atteignent environ 300 kilomètres. Le saut capacitaire est donc significatif. Depuis un même point de lancement, la zone pouvant être tenue en respect s’élargit fortement.

Comment il fonctionne

Comme les autres missiles balistiques, le PrSM suit une trajectoire en cloche et atteint des vitesses très élevées, en particulier lors de sa phase finale, lorsqu’il retombe vers sa cible. Cette rapidité réduit fortement le temps de réaction de l’adversaire. Elle en fait un outil adapté pour frapper des objectifs dits «sensibles», comme des lanceurs de missiles ou des systèmes de défense aérienne, qui peuvent être déplacés rapidement.

Cette vitesse complique aussi le travail des défenses anti-missiles chargées de l’intercepter. Enfin, au moment de l’impact, l’énergie dégagée permet au missile de pénétrer plus profondément des infrastructures renforcées ou enterrées, un type de cibles répandu en Iran, selon The War Zone.

L’ombre du Pacifique

Si l’arme vient d’être employée au Moyen-Orient, The War Zone souligne que l’allongement de sa portée est souvent évoqué dans l’hypothèse d’un conflit de haute intensité dans le Pacifique face à la Chine. Dans cette région, les positions terrestres disponibles pour déployer des lanceurs sont plus limitées. Pouvoir frapper plus loin, sans s’exposer davantage, devient un avantage stratégique.

Le programme prévoit déjà des évolutions: une version capable de viser des navires en mouvement est en développement, tout comme une variante pouvant emporter des drones kamikazes ou de petites bombes guidées.

Avec ce premier emploi opérationnel, le PrSM devient une arme éprouvée au combat. Pour Washington, le message dépasse le cas iranien: la capacité de frappe à longue distance s’étend, dans un contexte où la rivalité avec Pékin structure de plus en plus la stratégie américaine, analyse The War Zone. (jah)

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