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Le Brésil dévoile son premier avion de chasse fabriqué sur place

Brazilian President Luiz Inacio Lula da Silva, center, stands next to an F-39E Gripen fighter jet during a ceremony presenting the first supersonic aircraft assembled in Brazil, developed by Saab, at  ...
Le président du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva est fier de son nouvel avion.Keystone

Le Brésil dévoile son premier avion de chasse fabriqué sur place

Le Brésil vient de dévoiler un premier avion de chasse Gripen conçu sur son territoire. Une fabrication locale «inédite en Amérique latine», selon le président Lula.
25.03.2026, 18:0025.03.2026, 18:00

Le Brésil a dévoilé mercredi en présence du président Luiz Inacio Lula da Silva son premier avion de chasse supersonique fabriqué sur place, un F-39E Gripen du groupe suédois Saab.

Selon la présidence brésilienne, cette fabrication locale est «inédite en Amérique latine». Lors d'une cérémonie en grande pompe à Gaviao Peixoto, dans l'Etat de Sao Paulo, Lula a baptisé l'avion au fuselage gris avec du champagne.

Lors de cette cérémonie le ministre brésilien de la Défense, José Mucio, a déclaré:

«Ce projet permet de consolider notre pouvoir de dissuasion, en augmentant notre capacité à assurer la souveraineté nationale et la sécurité régionale.»

Au total, le Brésil a commandé à Saab 36 avions de chasse supersoniques, dont 15 seront fabriqués dans les installations du constructeur aéronautique brésilien Embraer à Gaviao Peixoto. Brasilia a préféré l'avion suédois au Rafale du Français Dassault Aviation, et au F/A-18 Super Hornet de l'Américain Boeing.

Vaste enquête

Les conditions d'attribution du contrat en 2014 ont fait l'objet d'une vaste enquête au Brésil pour des soupçons de corruption aux dépens de Rafale.

Poursuivi dans le cadre de cette affaire après son premier passage au pouvoir (2003-2010), Lula a finalement été acquitté faute de preuves en 2021. Le Brésil revendique son statut de pays pacifique, mais la défense s'impose de plus en plus comme un enjeu au vu du contexte géopolitique troublé, avec notamment la guerre au Moyen-Orient.

Le gouvernement du plus grand pays d'Amérique latine s'est également montré inquiet de l'intervention militaire américaine pour déloger du pouvoir le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Lors d'une visite officielle du président sud-africain Cyril Ramaphosa le 9 mars, Lula a appelé son homologue à une coopération plus étroite entre les deux pays en matière de défense, évoquant un risque d'invasion étrangère.

Et de déclarer:

«Je ne sais pas si le camarade Ramaphosa se rend compte que, si on ne prépare pas notre défense, un jour quelqu'un nous envahira.»

(sda/ats/afp/svp)

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