La première ministre danoise alerte sur le Groenland
La première ministre danoise a estimé dimanche se trouver à un «moment décisif» à propos du Groenland, territoire autonome du pays scandinave dont le président américain Donald Trump souhaite prendre le contrôle.
Le Danemark et le Groenland sont, comme les Etats-Unis, membres de l'Otan et en début de semaine, Frederiksen avait estimé qu'une attaque américaine contre l'un des membres de l'Alliance signifierait «la fin de tout», notamment de l'Otan et du système de sécurité établi à la fin de la seconde guerre mondiale.
Pour Donald Trump, le contrôle par Washington de l'île arctique riche en ressources minières inexploitées est crucial pour la sécurité nationale des Etats-Unis, compte tenu de la menace croissante que représentent la Russie et la Chine dans l'Arctique.
Allié loyal
Il a reconnu, dans un entretien au New York Times jeudi, qu'il lui faudrait peut-être choisir entre la préservation de l'intégrité de l'Otan ou le contrôle du territoire danois.
«Le Danemark est un allié loyal et solide. Nous sommes en plein réarmement important, et nous sommes prêts à défendre nos valeurs – partout où cela est nécessaire – y compris dans l'Arctique», a expliqué Frederiksen dans un message publié sur Facebook et Instagram.
«Nous croyons au droit international et au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, c'est pourquoi nous défendons les principes de souveraineté, d'autodétermination et d'intégrité territoriale», a-t-elle ajouté.
Population opposée
Soutenus par Copenhague, les Groenlandais ont a plusieurs reprises souligné qu'ils ne voulaient pas être américains.
En janvier 2025, 85% d'entre eux s'étaient dits opposés à leur rattachement aux Etats-Unis, selon un sondage publié dans la presse danoise et groenlandaise. Seuls 6% y étaient favorables. (tib/ats)
