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Déjà 600 morts en Iran

Suivez en direct les dernières infos sur les manifestations en Iran et sur les implications dans le monde.
12.01.2026, 06:0912.01.2026, 20:32
Team watson
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  • Déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants dénonçant la vie chère, un fort mouvement de protestation a gagné l'Iran.
  • Le pouvoir iranien réprime violemment les manifestations, faisant des milliers d'arrestations et de nombreux morts.
  • Donald Trump s'est déclaré «prêt à aider» et envisage d'intervenir militairement.
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La répression fait au moins 600 morts en Iran
La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, les autorités tentant lundi de leur côté de reprendre le contrôle de la rue avec des rassemblements massifs dans le pays.



A l'appel du président Massoud Pezeshkian, des milliers d'Iraniens ont envahi selon les images de la télévision d'Etat la place de la Révolution, au coeur de Téhéran, en soutien au pouvoir confronté à l'un de ses plus grands défis depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

Leur mobilisation est un «avertissement» aux Etats-Unis, a réagi le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, alors que Donald Trump a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement.

Dans la capitale, au milieu de drapeaux de la République islamique et de slogans «mort aux Etats-Unis», la foule a récité des prières pour les membres des forces de sécurité tués dans ce que le gouvernement qualifie «d'émeutes». Des dizaines sont morts au total, selon la presse iranienne.
L'Iran mène une guerre contre des «terroristes», a lancé sur place le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, menaçant d'infliger à Donald Trump une leçon «inoubliable» en cas d'attaque américaine.

D'autres rassemblements similaires ont eu lieu dans plusieurs villes, d'après les médias officiels, tandis que le gouvernement a décrété trois jours de deuil national. (ats)
16:31
Le Parlement européen interdit l'entrée de diplomates ou responsables iraniens dans ses locaux
Les diplomates ou responsables officiels iraniens sont désormais interdits d'accès au Parlement européen, a annoncé lundi sa présidente Roberta Metsola.

«Alors que le peuple courageux d'Iran continue de se battre pour ses droits et sa liberté, j'ai décidé aujourd'hui (lundi) d'interdire à tout le personnel diplomatique et à tout autre représentant de la République islamique d'Iran l'accès à l'ensemble des locaux du Parlement européen», a-t-elle déclaré sur X.
13:26
Des milliers de manifestants à Téhéran en soutien au pouvoir
Des milliers d'Iraniens ont envahi lundi une grande place du centre de Téhéran pour marquer leur soutien à la République islamique et rendre hommage aux membres des forces de sécurité morts durant des manifestations contre le pouvoir, selon les images diffusées par la télévision d'Etat.

Des personnes brandissant le drapeau de la République islamique ont envahi la place Enghelab, ou place de la Révolution, et des prières étaient récitées pour les victimes de ce que le gouvernement a qualifié «d'émeutes».
12:27
Iran: le fils de l'ancien chah appelle les forces de sécurité à «rejoindre le peuple»
Le fils de l'ancien chah d'Iran et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a appelé dimanche les forces de sécurité iraniennes à "rejoindre le peuple", alors que le gouvernement tente de réprimer un vaste mouvement de contestation.
12:25
Iran et Etats-Unis: le canal est «ouvert»
Un canal de communication est «ouvert» entre l'Iran et l'émissaire américain pour le Moyen-Orient malgré d'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis, a déclaré lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.

«Ce canal de communication entre notre ministre des Affaires étrangères (Abbas Araghchi) et l'émissaire spécial du président des Etats-Unis est ouvert», a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, dans une déclaration retransmise par la télévision d'Etat, semblant faire référence à l'émissaire de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff.

«Des messages sont échangés à chaque fois que c'est nécessaire», a-t-il dit, soulignant que les intérêts américains en Iran étaient représentés par l'ambassade de Suisse, en l'absence de relations diplomatiques entre Washington et Téhéran, rompues en 1980.
9:50
L'Iran «ne cherche pas la guerre» mais y «est tout à fait préparé»
L'Iran est tout à fait prêt à la guerre mais également à des négociations, a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, après des menaces de Donald Trump d'intervenir militairement pour secourir les manifestants.

«La République islamique d'Iran ne cherche pas la guerre, mais est tout à fait préparée pour la guerre», a déclaré le chef de la diplomatie lors d'une conférence des ambassadeurs étrangers à Téhéran diffusée par la télévision d'Etat. «Nous sommes également prêts à des négociations, mais ces négociations doivent être équitables, avec des droits égaux et fondées sur le respect mutuel», a-t-il ajouté.

9:48
La coupure d'internet imposée le 8 janvier en Iran dure depuis plus de 84 heures
La coupure d'internet en Iran imposée le 8 janvier par les autorités dure maintenant depuis plus de trois jours et demi, a indiqué lundi l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

«Alors que l'Iran se réveille pour commencer une nouvelle journée, les mesures indiquent que la coupure nationale d'internet a dépassé les 84 heures», a déclaré l'ONG, précisant toutefois que cette coupure pouvait être contournée en utilisant une radio à ondes courtes, une connexion à un réseau cellulaire près des frontières du pays, à Starlink et des téléphones satellitaires.
9:48
La Chine appelle à la paix et s'oppose aux ingérences étrangères
La Chine a appelé lundi toutes les parties à la contestation en cours en Iran à oeuvrer au retour au calme et a dit s'opposer à toute ingérence étrangère dans les affaires iraniennes, y compris une intervention militaire américaine.

«Nous nous opposons toujours aux ingérences dans les affaires intérieures des autres pays», a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning, interrogée lors d'un point de presse régulier sur les propos du président américain Donald Trump parlant d'«options très fortes» étudiées par l'armée américaine en Iran.

«La Chine espère que le gouvernement et le peuple iraniens pourront surmonter les difficultés actuelles et maintenir la stabilité du pays», a-t-elle dit en appelant «toutes les parties à œuvrer davantage en faveur de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient».
9:47
Merz condamne la violence de Téhéran contre le peuple, un «signe de faiblesse»
Le chancelier allemand a «fermement condamné» lundi la violence exercée par les dirigeants iraniens contre leur propre peuple, la qualifiant de «signe de faiblesse», lors d'une conférence de presse en déplacement à Ahmedabad, dans le nord de l'Inde.

«J'appelle les dirigeants iraniens à protéger leur population au lieu de la menacer (...) Cette violence n'est pas un signe de force mais un signe de faiblesse. Elle doit cesser immédiatement», a dit Friedrich Merz, en visite de deux jours en Inde.

6:19
Trump affirme que l'Iran veut «négocier»
Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que l'Iran, aux prises avec une vaste contestation, «veut négocier». Selon lui, une réunion est en préparation avec les dirigeants de la République islamique. Il n'a toutefois pas écarté des options militaires. A bord de l'avion Air Force One, le président américain a estimé que Téhéran commençait à dépasser la ligne rouge qu'il avait fixée concernant les morts de protestataires lors de ce mouvement d'une ampleur inédite depuis trois ans, précisant que l'armée étudiait des «options très fortes».



Donald Trump a ajouté que Téhéran avait appelé samedi pour «négocier» et qu'une rencontre était «en cours de préparation». Il a cependant laissé planer la menace d'une action avant toute entrevue.
6:18
L'armée américaine étudie des options très fortes, dit Trump
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que l'armée américaine étudiait des «options très fortes» concernant l'Iran. Les craintes d'une répression meurtrière du mouvement de contestation dans le pays se renforcent.
6:17
Près de 200 morts dans les manifestations, selon une ONG
Le pouvoir iranien a perpétré un «massacre» pour réprimer le mouvement de contestation dans le pays, a dénoncé dimanche un groupe de défense des droits humains. Les autorités ont elles appelé à des manifestations lundi en soutien à la République islamique. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé.

«Des informations non vérifiées indiquent qu'au moins plusieurs centaines, voire plus de 2000 personnes selon certaines sources, auraient été tuées», a-t-elle souligné, dénonçant un «massacre» et un «crime (...) majeur contre le peuple iranien». L'IHR a aussi estimé à plus de 2600 les manifestants arrêtés.
6:16
Le gouvernement iranien décrète trois jours de deuil
Le gouvernement iranien a décrété dimanche trois jours de deuil national pour les «martyrs» de la «résistance», notamment les membres des forces de sécurité tués lors des manifestations, a annoncé la télévision d'Etat. Il a appelé à des rassemblements en soutien à la République islamique lundi. Le gouvernement a décrit la lutte contre ce qu'il appelle des «émeutes» comme une «bataille de résistance nationale iranienne contre l'Amérique et le régime sioniste (Israël NDLR)».

Si les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, elles fustigent désormais de plus en plus des «émeutiers» instrumentalisés selon elles par l'étranger, les Etats-Unis et Israël en tête.

Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une «marche de résistance» dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des «criminels terroristes urbains». La télévision d'Etat a diffusé des images de bâtiments en feu, dont une mosquée, ainsi que de cortèges funéraires d'agents des forces de l'ordre.

6:15
Une vidéo montre des corps devant une morgue près de Téhéran
Une vidéo, dont la localisation a été authentifiée dimanche, montre des dizaines de corps amoncelés à l'extérieur d'une morgue au sud de Téhéran. Selon des ONG, il s'agit des victimes de la répression des manifestations en Iran. Les images, géo-localisées à la morgue de Kahrizak au sud de la capitale iranienne, montrent des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de Téhéran. Des Iraniens semblent être à la recherche de leurs proches disparus.

La vidéo a été publiée en ligne pour la première fois samedi. La morgue est connue officiellement sous le nom de Centre médico-légal de diagnostic et laboratoire de la province de Téhéran. L'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, indique que ces images «montrent un grand nombre de personnes tuées lors des manifestations nationales en Iran».



L'organisation Hengaw, également basée en Norvège, affirme avoir elle-même authentifié ces images. Des défenseurs des droits humains ont accusé les forces de sécurité d'utiliser des balles réelles pour réprimer les manifestations qui durent depuis deux semaines. Le pays a coupé l'internet depuis plus de 60 heures rendant les témoignages difficiles.
6:13
Nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban
L'armée israélienne a bombardé dimanche un secteur du sud du Liban, annonçant cibler le Hezbollah. Les raids, qui ont fait un mort, interviennent alors que l'armée libanaise a annoncé jeudi avoir mené à bien le désarmement du mouvement pro-iranien au sud du Litani, conformément à l'accord de cessez-le-feu. Le ministère libanais de la Santé a affirmé qu'«une frappe de l'ennemi israélien sur une voiture à Bent Jbeil a(vait) fait un mort». L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué avoir frappé «un terroriste du Hezbollah» dans la région.

L'agence de presse libanaise Ani a affirmé que des «avions de combat» israéliens ont aussi frappé la localité de Kfar Hata, dans le sud du Liban, située au nord du fleuve Litani, faisant état «d'importants dégâts» sur des bâtiments.
6:12
Le chef de l'ONU «choqué» appelle les autorités à la retenue
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est déclaré dimanche «choqué par les rapports faisant état de violences» à l'encontre des manifestants en Iran. Il a appelé les autorités «à faire preuve de la plus grande retenue» dans l'usage de la force. «Tous les Iraniens doivent pouvoir exprimer leurs doléances de manière pacifique et sans crainte. Les droits à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique, tels qu'inscrits dans le droit international, doivent être pleinement respectés et protégés», selon un texte transmis par son porte-parole.

Antonio Guterres appelle en outre les autorités «à prendre des mesures permettant l'accès à l'information dans le pays, notamment en rétablissant les communications».

6:11
Plus de 2000 personnes à Paris en soutien au fils de l'ancien chah
Plus de deux mille personnes ont défilé dimanche à Paris à l'appel des partisans du fils de l'ancien chah d'Iran, pour soutenir le mouvement de contestation en cours en Iran. Les manifestants, de toutes générations dont de nombreux jeunes, ont défilé sous des drapeaux de l'ancien régime impérial iranien mais aussi sous des drapeaux israéliens, sans pouvoir approcher de l'ambassade d'Iran à Paris suite à une décision de la préfecture de Paris. «Fermez l'ambassade des mollahs, fabrique de terroristes», scandaient les manifestants.

«En Iran, les gens se sont soulevés dans les rues et nous, Iraniens hors d'Iran, on est là pour montrer qu'on est avec eux et qu'ils ne sont pas seuls», a expliqué à Arya, étudiant iranien de 20 ans, en France depuis janvier 2023. «Cette fois-ci, c'est peut-être différent. Nous sommes plus nombreux dans les rues (...) On attend maintenant ce que notre prince nous dira de faire», a poursuivi le jeune homme, en référence au fils de l'ancien chah et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi.

6:10
Les «émeutiers» ne doivent pas semer le trouble
Les «émeutiers» ne devraient pas être autorisés à semer le trouble dans la société iranienne, a déclaré le président Massoud Pezeshkian dans sa première prise de parole depuis l'intensification ces derniers jours de la contestation contre le pouvoir.

«Le peuple ne devrait pas permettre aux émeutiers de déstabiliser la société. Le peuple devrait avoir confiance en notre volonté d'instaurer la justice», a-t-il dit dans une interview diffusée par la télévision d'Etat Irib.
Des pluies déclenchent des torrents rouge sang en Iran
Video: watson
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