Les Etats-Unis manifestent contre Donald Trump
«Police masquée qui sème la terreur», «guerre catastrophique», pratique «abusive» du pouvoir: des cortèges contre Donald Trump ont commencé à défiler samedi à travers les Etats-Unis. Des millions de manifestants sont attendus, de New York jusqu'en Alaska.
C'est la troisième fois en moins d'un an que l'Amérique est appelée à descendre dans la rue par une coalition d'associations réunies autour du cri de ralliement «No Kings» (Pas de rois), qui s'est affirmé comme le mouvement de contestation le plus important depuis le retour du milliardaire à la Maison Blanche.
La première, qui s'était tenue en juin 2025 – le jour des 79 ans du président américain et d'un défilé militaire à Washington – avait rassemblé plusieurs millions de personnes à travers le pays.
A Atlanta et Washington
Plus d'un millier de personnes ont commencé à marcher à Atlanta et à Washington, la capitale, où plusieurs rassemblements sont prévus dans la journée. En banlieue de Détroit, des manifestants se sont rassemblés dans la matinée malgré des températures négatives.
Alors que la cote de popularité de Donald Trump est au plus bas - autour de 40% - et la perspective des élections de mi-mandat en novembre, les organisateurs attendent plusieurs millions de manifestants à travers le pays.
De l'autre côté de l'Atlantique, des rassemblements contre le président américain ont également eu lieu à Rome, Amsterdam et Madrid. Naveed Shah, responsable de Common Defense, une organisation d'anciens combattants membre de la coalition No Kings, résume:
Springsteen à Minneapolis
Plus de 3000 rassemblements étaient prévus - un chiffre en hausse - dans les grandes métropoles, New York, Chicago ou encore Washington, aussi dans les banlieues et les zones rurales, et même à Kotzebue, petite ville d'Alaska au-delà du cercle polaire, ou sur l'archipel caribéen de Porto Rico, territoire américain.
Minneapolis, épicentre en début d'année de la brutale offensive anti-immigration de Donald Trump et de sa contestation populaire, doit en être le point névralgique avec sa ville jumelle, Saint-Paul.
Hors des grandes villes
La légende du rock Bruce Springsteen, farouche critique du président américain, y est attendu avec sa chanson «Streets of Minneapolis», écrite et enregistrée en 24 heures en hommage aux deux Américains tombés sous les balles d'agents fédéraux en pleine rue lors d'opérations massives de la police de l'immigration, Renee Good et Alex Pretti.
Les organisateurs précisent que deux tiers des personnes ayant exprimé leur intention de se joindre aux manifestations de samedi résident en dehors des grandes villes, ce qui représente une augmentation marquée par rapport à la précédente journée de mobilisation. (btr/ats)
