International
Etats-Unis

Voici les dirigeants iraniens tués après un mois de guerre

Voici les dirigeants iraniens tués après un mois de guerre.
Malgré des pertes critiques, le régime iranien ne s'effondre pas.Image: Imago / Keystone, montage watson

Voici les dirigeants iraniens tués après un mois de guerre

En un mois de guerre, les frappes américano-israéliennes ont décimé le sommet du pouvoir iranien, tuant dirigeants politiques et chefs militaires clés. Tour d'horizon.
30.03.2026, 15:3230.03.2026, 15:32
Paris, France / AFP

Les frappes américano-israéliennes sur l'Iran ont tué, en un mois de guerre, de nombreux hauts responsables politiques et militaires iraniens, à l'instar du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, dont la mort a été confirmée lundi.

Le président américain Donald Trump s'est vanté dimanche d'avoir obtenu un «changement de régime», un mois après avoir lancé son offensive avec Israël, dont le premier ministre Benjamin Netanyahou estimait plus tôt que l'Iran était «en train d'être décimé».

Voici un récapitulatif des figures clés du pouvoir iranien tuées jusqu'à présent:

Le guide suprême

L'ayatollah Ali Khamenei, numéro un du pouvoir iranien depuis 1989, a été tué au premier jour de la guerre, le 28 février, lors d'une frappe sur Téhéran qui a également coûté la vie à plusieurs membres de sa famille.

👉 L'actu en direct sur la situation au Moyen-Orient, c'est ici

Son fils Mojtaba, bien que blessé, lui a succédé, mais il n'est pas encore apparu en public.

Ali Khamenei est mort au premier jour de la guerre menée conjointement par Israël et les Etats-Unis.
Ali Khamenei est mort au premier jour de la guerre menée conjointement par Israël et les Etats-Unis.Image: Imago

Le commandant de la marine

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière avec d'autres officiers supérieurs, car tenu responsable du blocage du détroit d'Ormuz.

Il était l'une des figures des forces armées iraniennes les plus connues du grand public, et était un vétéran de la guerre Iran-Irak (1980-1988). Il dirigeait la marine depuis 2018.

Alireza Tangsiri, le 16 février 2026.
Alireza Tangsiri, le 16 février 2026.Image: AP

Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale

La mort d'Ali Larijani est probablement la perte la plus lourde subie par la République islamique après la disparition d'Ali Khamenei. Il a été tué le 17 mars lors d'une frappe israélienne qui a aussi tué des membres de sa famille, apparemment dans la région de Téhéran.

Quelques jours plus tôt, il avait été vu en public dans la capitale iranienne lors d'un rassemblement pro-gouvernemental.

Ali Larijani est mort à Téhéran le 17 mars après une frappe israélo-américaine.
Ali Larijani est mort à Téhéran le 17 mars après une frappe israélo-américaine.Image: Imago

Le commandant des Gardiens de la Révolution

Mohammad Pakpour, ex-chef des forces terrestres des Gardiens, ne dirigeait l'armée idéologique que depuis juin 2025, date à laquelle il avait succédé à Hossein Salami, tué pendant la guerre de 12 jours d'Israël contre l'Iran.

Mohammad Pakpour a été tué au premier jour de la guerre et a été remplacé par l'ancien ministre de l'Intérieur et de la Défense, Ahmad Vahidi.

Mohammad Pakpour.
Mohammad Pakpour.Image: Imago

Le conseiller du guide suprême

Ali Shamkhani, pilier des forces armées depuis les années 1980, a lui aussi été tué au premier jour de la guerre. Il a eu droit à des funérailles publiques à Téhéran.

Ali Shamkhani, ici en 2014.
Ali Shamkhani, ici en 2014.Image: imago stock&people

Le ministre du Renseignement

Esmaïl Khatib a été tué par une frappe israélienne à Téhéran le 18 mars. A son poste depuis 2021, il était accusé par les organisations de défense des droits humains d'avoir joué un rôle clé dans la répression sanglante de manifestations.

Esmaïl Khatib.
Esmaïl Khatib.Image: Imago

Le ministre de la Défense

Aziz Nasirzadeh, vétéran de la guerre Iran-Irak, a lui aussi été tué dans une frappe le premier jour de la guerre.

Aziz Nasirzadeh.
Aziz Nasirzadeh.Image: Imago

Le commandant du Bassidj

A la tête de cette milice qui réunit des volontaires, Gholamréza Soleimani, a été tué dans une frappe le 17 mars.

Gholamréza Soleimani.
Gholamréza Soleimani.Image: Imago, montage watson

Le porte-parole des Gardiens de la Révolution

Ali-Mohammad Naïni a été tué à l'aube vendredi dans ce que les Gardiens ont qualifié d'attaque «lâche» des Etats-Unis et d'Israël.

Juste avant que sa mort ne soit confirmée, l'agence de presse iranienne Fars avait publié une dépêche citant Naïni, selon lequel la production de missiles de l'Iran méritait «la note parfaite» et se poursuivait malgré la guerre.

Une femme tient une image du général de brigade Ali Mohammad Naini, lors de ses funérailles.
Une femme tient une image du général de brigade Ali Mohammad Naïni, lors de ses funérailles.Image: Imago

Le chef du bureau militaire du guide suprême

Mohammad Shirazi a été tué le premier jour de la guerre. Il avait la tâche cruciale de coordonner les différentes branches des forces de sécurité au sein du bureau du guide suprême.

Mohammad Shirazi (au centre).
Mohammad Shirazi (au centre).Image: Imago

Le chef d'Etat-major des forces armées

Abdolrahim Mousavi, tué le premier jour de la guerre, n'occupait son poste que depuis juin 2025, après la mort de son prédécesseur Mohammad Bagheri lors de la guerre des 12 jours.

Abdolrahim Mousavi (gauche) en 2024, avec Hossein Salami.
Abdolrahim Mousavi (gauche) en 2024, avec Hossein Salami commandant des Gardiens de la Révolution et prédécesseur de Mohammad Pakpour.Image: Imago
Des manifestations, en Iran et ailleurs
1 / 11
Des manifestations, en Iran et ailleurs
Des Iraniennes tiennent des photos de Mahsa Amini, les mains peintes en rouge, lors d'une manifestation devant le consulat d'Iran suite à la mort de Mahsa Amini, à Istanbul, en Turquie, le 17 octobre 2022.
source: epa / sedat suna
partager sur Facebookpartager sur X
Iran: quatre dépôts pétroliers frappés à Téhéran et ses environs
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Kim Jong Un supervise un nouvel essai de moteur pour missile stratégique
La Corée du Nord a testé un moteur à combustible solide destiné à ses futurs missiles intercontinentaux, en présence de Kim Jong Un.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a assisté à un nouvel essai d'un moteur de missile à combustible solide dans le cadre du développement de l'arsenal stratégique du pays, a annoncé dimanche l'agence d'Etat nord-coréenne KCNA.
L’article