International
Etats-Unis

Un imposteur s'est fait passer pour Marco Rubio

epa12225319 US Secretary of State Marco Rubio participates in a cabinet meeting in the Cabinet Room of the White House in Washington, DC, USA, 08 July 2025. EPA/AARON SCHWARTZ / POOL
Un individu a cherché à manipuler de hauts responsables en se faisant passer pour Marco Rubio.Keystone

Un imposteur s'est fait passer pour Marco Rubio

L'identité du secrétaire d'Etat américain a été usurpée «dans le but d'accéder à des informations et des comptes personnels». Washington a confirmé l'incident.
09.07.2025, 08:0809.07.2025, 08:11

Un imposteur se faisant passer pour le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a envoyé de faux messages générés par l'intelligence artificielle (IA) à plusieurs ministres étrangers. Un «incident» confirmé mardi par le département d'Etat, qui n'a pas communiqué plus de détails.

Le Washington Post a fait état mardi d'un câble émis par le bureau du chef de la diplomatie américaine expliquant qu'un individu non identifié a probablement cherché à manipuler de hauts responsables politiques «dans le but d'accéder à des informations et des comptes (personnels)».

Cet individu a contacté au moins trois ministres étrangers, un gouverneur et un parlementaire américains, via des messages envoyés par SMS et sur la messagerie cryptée Signal, selon ce document daté du 3 juillet, cité par le journal.

«Le département d'Etat a bien sûr connaissance de cet incident, le suit et s'en occupe actuellement», a indiqué sa porte-parole Tammy Bruce lors d'un point-presse mardi, sans communiquer davantage de précisions «pour des raisons de sécurité». Il «prend au sérieux sa responsabilité de protéger ses données et de continuellement prendre des mesures pour progresser en matière de cybersécurité afin d'éviter des incidents à l'avenir», a-t-elle ajouté.

D'autres employés de l'administration visés

Selon les éléments rapportés par le Washington Post, l'imposteur a créé mi-juin un compte sur Signal avec, comme nom d'utilisateur, «Marco.Rubio@state.gov», et a «envoyé des messages vocaux à au moins deux personnes ciblées». Le contenu des messages reste inconnu.

Selon le document, l'identité d'autres employés du département d'Etat a également été usurpée à l'aide d'adresses email. Le FBI, la police fédérale, a mis en garde contre des «acteurs malveillants» qui, depuis avril, usurpent l'identité de hauts fonctionnaires américains pour cibler leurs contacts, notamment d'anciens ou d'actuels agents fédéraux.

«Les acteurs malveillants ont envoyé des SMS et des messages vocaux générés par l'IA – techniques connues sous le nom de 'smishing' et 'vishing' – qui prétendent provenir d'un haut fonctionnaire américain dans le but d'établir un premier contact avant d'accéder à des comptes personnels»
Le FBI en mai

En mai également, Donald Trump avait révélé que le téléphone de Susie Wiles, la directrice de cabinet de la Maison Blanche, avait été infiltré. Selon le Wall Street Journal, des sénateurs, des gouverneurs et des chefs d'entreprise américains avaient alors reçu des messages et des appels de la part d'une personne se faisant passer pour elle.

Si cela a conduit à une investigation du FBI et de la Maison Blanche, le président américain a toutefois minimisé la menace, assurant que Susie Wiles était «une femme incroyable» qui pouvait «gérer» la situation. (jzs/ats)

Donald Trump n'a pas aimé se faire sermonner
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
La chute d'Andrew a des répercussions inattendues sur la monarchie
La chute de Prince Andrew, accélérée par l’affaire Epstein, pousse pour la première fois le Parlement britannique à scruter de près les finances de la monarchie, un tabou longtemps préservé.
La déchéance de l’ex-prince Andrew, déclenchée par l’affaire Epstein, a placé la famille royale britannique et ses finances sous les projecteurs, avec une enquête parlementaire attendue prochainement, une démarche rare qui illustre une exigence accrue de transparence. Dans la ligne de mire de la commission des comptes publics de la Chambre des communes? Le loyer symbolique payé par Andrew pendant plus de vingt ans pour sa luxueuse résidence de Royal Lodge, située dans le domaine de Windsor.
L’article