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Pourquoi personne n’est mort dans le Boeing qui a perdu sa porte

Le vol 1282 d'Alaska Airlines a perdu sa porte peu après le décollage.
Le vol 1282 d'Alaska Airlines a perdu sa porte peu après le décollage.Keystone

Mais pourquoi personne n’est mort dans le Boeing qui a perdu sa porte?

Lorsqu'un trou se forme dans un avion, les passagers sont aspirés et éjectés de l'appareil. Du moins dans les films. Ce n'est pas ce qu'il s'est passé vendredi à bord du désormais célèbre vol d'Alaska Airlines ayant perdu sa porte. Pourquoi?
10.01.2024, 20:4311.01.2024, 11:43

Les images prises vendredi dernier à bord du vol 1282 d'Alaska Airlines ont fait le tour du monde. Et pour cause: quelques minutes après le décollage, l'une des portes de l'avion s'est détachée, laissant à sa place un trou béant dans le fuselage de l'appareil. Ce dernier transportait 177 personnes et se trouvait déjà à près de 5000 mètres d'altitude.

Les masques à oxygène sont aussitôt tombés, tandis que les pilotes ont rapidement réduit l'altitude de l'avion et effectué un atterrissage d'urgence à Portland. Le spectaculaire incident s'est soldé par quelques blessés légers et une nouvelle crise à gérer pour Boeing, le constructeur de l'appareil impliqué.

Mais que se passe-t-il quand un trou surgit soudainement dans le fuselage d'un avion en vol? Le cinéma nous a habitués à voir les passagers immédiatement aspirés par l'ouverture et éjectés de l'avion. C'est déjà arrivé par le passé, mais pas cette fois-ci. Pourquoi? Et comment se fait-il qu'il y ait eu si peu de blessés?

Dépressurisation rapide

Dans de nombreux avions, l'air à l'intérieur de la cabine est maintenu à peu près à la même pression que celle que l'on ressent à environ 2400 mètres d'altitude, explique le Washington Post.

Par conséquent, si un trou s'ouvre, l'air à l'intérieur tente de s'équilibrer avec celui à plus basse pression qui se trouve à l'extérieur, en s'échappant de la cabine.

Heureusement pour les 177 personnes se trouvant dans l'avion d'Alaska Airlines, la différence de pression entre l'air à l'intérieur et à l'extérieur de la cabine était encore faible à 4800 mètres. L'altitude de croisière peut en effet dépasser les 12 000 mètres. La dépressurisation s'est donc produite avec moins de force que si l'avion volait plus haut. Résultat:

«La différence de pression à 4800 mètres n'est pas assez importante pour aspirer les passagers par la fenêtre»

A cela il faut ajouter que, comme l'accident s'est produit dans les premières phases du vol, les passagers étaient encore assis et attachés à leurs places. De plus, personne n'était assis juste à côté de la porte manquante.

Certains passagers ont rapporté que des objets volaient dans l'avion. Un autre que sa chemise a été aspirée par le trou. Deux appuis-tête et le dossier d'un siège ont également disparu. Mais rien de plus.

CORRECTS TO 2024, NOT 2023 - This photo provided by an unnamed source shows the damaged part of an Alaska Airlines Boeing 737 Max 9, Flight 1282, which was forced to return to Portland International A ...
Keystone

Conséquences catastrophiques

Si l'avion avait perdu sa porte plus tard, les passagers auraient pu se promener dans les allées, alors que l'appareil volait à une altitude plus élevée: ce qui aurait pu avoir des conséquences catastrophiques.

«A l'altitude de croisière, toute personne qui n'était pas attachée serait sortie tout droit de l'ouverture»
Washington Post

Finalement, les pilotes ont bien réagi, en ramenant rapidement l'avion à une altitude plus basse aux passagers. Cela a permis aux de respirer plus facilement. (asi)

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