«Je pense que la Russie peut conquérir des parties de l’Union européenne»
Le commandant ukrainien Wadym Krykun, chef de la brigade «Lubart», forte de plusieurs milliers d'hommes, s'est exprimé sur une possible fin de la guerre d'agression russe contre l'Ukraine.
Le soldat expérimenté, au nom de guerre «Yankee», a ainsi estimé:
Une fin de la guerre, mais pas des hostilités
Il ne peut cependant pas se prononcer sur l'emplacement exact de cette ligne. Actuellement, la Russie occupe une grande partie du Donbass ukrainien (est). C'est là que «Yankee» est engagé, au sein du 1er corps Azov. Il pense qu'il y aura «bientôt» une fin du conflit, avançant un délai d'un an.
Le commandant voit toutefois des tensions persister entre les deux pays, même après cela:
Wadym Krykun admet cependant que même en cas d'accord de paix, quel qu'il soit, la menace russe ne disparaîtrait pas pour autant.
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Une course effrénée à l'innovation
Actuellement, l'armée ukrainienne considérerait que sa tâche principale consiste à défendre ses territoires et à combattre les troupes russes aussi efficacement que possible. En poursuivant ces objectifs, elle devrait surtout faire face à une supériorité russe en matière de tirs de missiles et de bombardements.
Wadym Krykun constate néanmoins aussi des succès du côté de Kiev:
La Russie ne communique aucun chiffre sur ses soldats tués et blessés. Cependant, les experts et observateurs évoquent des centaines de milliers de pertes.
De plus, Wadym Krykun constaterait des «surprises constantes» dans le déroulement de la guerre, notamment en raison de l'apparition permanente de nouveaux développements techniques. Il confie au quotidien allemand Die Welt:
L'Ukraine serait certes très innovante, mais elle manquerait néanmoins de personnel et d'armes lourdes.
La possibilité d'une attaque contre l'Europe
Wadym Krykun avertit également que la Russie, disposant tout de même de «la deuxième armée du monde», pourrait décider d'aller encore plus loin:
Il estime en outre que le président russe Vladimir Poutine y rencontrerait moins de résistance qu'en Ukraine, notamment parce qu'aucun pays européen ne dispose d'autant de brigades de combat que l'Ukraine, et qu'aucune armée européenne ne compterait d'officiers ayant l'expérience d'une grande guerre conventionnelle. Wadym Krykun affirme:
Il place ses espoirs dans l'Allemagne et résume:
(trad. ysc)

