DE | FR

Prévenir plutôt que guérir la dépendance à la cocaïne, grâce à des rats

Rats laboratoire scientifique France étude enquête rapport cerveau neurones drogue addiction cocaïne

Image: Shutterstock

En France, une équipe de chercheurs a identifié un signal dans une partie du cerveau des rats, prédisant leur vulnérabilité à devenir «accros» à la cocaïne.



Une découverte pourrait aider à développer des traitements de la dépendance chez l'humain: des chercheurs français ont identifié un signal, dans une partie du cerveau des rats, prédisant leur vulnérabilité à une addiction à la cocaïne.

«Il y a des gens qui peuvent consommer de la cocaïne tous les samedis soirs et qui ne seront jamais accro, et d'autres qui ne résistent pas et basculent dans l'addiction»

Christelle Baunez, chercheuse à l'Institut de Neurosciences de l'hôpital de la Timone (Université d'Aix-Marseille)

Les résultats de l'étude

L'objectif de cette étude sur les rats était d'identifier un «marqueur prédictif», pour «aider les gens les plus vulnérables». Comment? L'expérience a consisté à ne pas punir la prise de cocaïne, mais à punir sa recherche, à travers un choc électrique dans les pattes des rats.

Première observation: Environ 15% à 20% des animaux ont quand même essayé de jouer pour avoir la cocaïne, malgré le risque qu'ils prennent d'avoir un choc. Ce sont ces rats qui ont le plus intéressé les chercheurs, car ils se sont avérés vraiment «accro» à la drogue.

Deuxième observation: Dans ce groupe d'«accros», les chercheurs ont alors trouvé une «signature magique» permettant de les identifier, en repérant une activité électrique anormale des neurones. Cette zone se situe dans une région du cerveau impliquée entre autres dans les analyses coûts-bénéfices.

Résultats: L'étude a confirmé qu'à une fréquence bien précise et plutôt basse, la stimulation de ladite zone réduit la quête de substance du rat toxicomane.

Les prochaines étapes

Ceci permettrait de mettre en garde un patient toxicomane sur sa vulnérabilité à l'accoutumance. Quant à une intervention sur la partie profonde du cerveau pour y corriger une activité anormale, sans avoir à y pénétrer, elle relève encore du domaine de la recherche. (ats)

Davantage d'infos sur la science

Envie d'escapade? Écoutez le premier son venant de Mars!

Link zum Artikel

Le phénotypage, ce nouvel outil d'analyse ADN pour élucider les crimes

Link zum Artikel

Les premières heures sur Mars du rover Perseverance

Link zum Artikel

La Nasa a caché un message secret sur le parachute de son rover

Link zum Artikel

Les six étapes majeures de la conquête de Mars

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

Après un sujet science, de jolies images

1 / 10
Le Château de Chillon, en images
source: sda / jean-christophe bott
Share on FacebookShare on TwitterShare via WhatsApp

Davantage d'infos sur la science

Envie d'escapade? Écoutez le premier son venant de Mars!

Link zum Artikel

Le phénotypage, ce nouvel outil d'analyse ADN pour élucider les crimes

Link zum Artikel

Les premières heures sur Mars du rover Perseverance

Link zum Artikel

La Nasa a caché un message secret sur le parachute de son rover

Link zum Artikel

Les six étapes majeures de la conquête de Mars

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

La France est entrée dans «une forme de troisième vague»

La situation épidémique est très tendue dans plusieurs départements, à commencer par ceux d'Ile-de-France ou le reconfinement pourrait être décidé mercredi.

«L'épidémie joue les prolongations», a souligné le chef du gouvernement français, Jean Castex, devant l'Assemblée nationale, un an jour pour jour après que le président Emmanuel Macron a ordonné le premier confinement.

La France est entrée dans «une forme de troisième vague» de l'épidémie de coronavirus, «caractérisée par des variants nombreux», a estimé le premier ministre. Il place toujours la vaccination «au premier rang de la stratégie» pour tenter de l'endiguer.

La situation épidémique est …

Lire l’article
Link zum Artikel