International
France

Pédocriminalité à l'Eglise: les victimes pourront demander réparation

Les victimes d'abus sexuels dans l'Eglise pourront demander réparation

Vendredi, les responsables de la Conférence des religieux de France ont voté «à l'unanimité» la création d'une «Commission indépendante de reconnaissance et de réparation» pour les victimes de pédocriminalité. Il aura fallu attendre septante ans.
19.11.2021, 10:0919.11.2021, 11:41

Depuis mardi, après quatre jours de discussion, les religieuses et religieux des congrégations et instituts se sont réunis, à Lourdes, pour prendre des mesures de réparation à destination des victimes de pédocriminalité. La majorité s'est prononcée en faveur d'une reconnaissance de la parole de la victime et, selon son souhait, la «médiation» entre elle et la congrégation concernée.

Ce à quoi «une éventuelle indemnisation pourrait être ajoutée», a précisé sœur Margron, présidente de la Conférence des religieux de France.

216 000 victimes au moins

Cette décision survient un mois et demi après les révélations choc de la Commission Sauvé sur l'ampleur des violences sexuelles dans l'Eglise catholique. Depuis 1950, au moins 216 000 enfants et adolescents ont révélé avoir fait l'objet de violences ou d'agressions sexuelles de religieux catholiques français. Des dénonciations qui avaient, jusqu'à présent, été «ignorées» par l'Eglise catholique, dénonçait, début novembre, le président de cette commission Jean-Mars Sauvé.

En Suisse, Les victimes d'abus sexuels commis au sein de l'Eglise catholique peuvent demander réparation depuis l'année 2018, rapporte la RTS. Cette requête auprès de la CECAR (Commission d'écoute, de conciliation, d'arbitrage et de réparation) peut aller jusqu'à 20 000 francs suisses lors des cas les plus graves. (mndl)

Les intempéries au Canada en images
1 / 12
Les intempéries au Canada en images
source: sda / jonathan hayward
partager sur Facebookpartager sur X
On a testé les connaissances actu' des comédiens de la Revue de Lausanne
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Prison à vie pour l'ex-président sud-coréen
Yoon Suk Yeol avait déclaré la loi martiale et tenté de museler le Parlement fin décembre 2024, plongeant la Corée du Sud dans le chaos. Il a été condamné jeudi à Séoul.
L'ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été condamné jeudi à la prison à vie pour avoir déclaré la loi martiale en décembre 2024 et envoyé l'armée au Parlement pour tenter de le museler. Concernant l'accusé, «le crime de direction d'une insurrection est établi», a déclaré en lisant son verdict le juge Ji Gwi-yeon, du tribunal du district central de Séoul.
L’article