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Un radar redoutable débarque sur les routes de France voisine

Attention à ce nouveau radar sur les routes françaises
Ces radars mobiles détectent les infractions en roulant grâce à des capteurs infrarouges et des caméras embarqués.Image: canva

Un radar redoutable débarque en France voisine

Automobilistes suisses, soyez sur vos gardes. Les voitures radars banalisées conduites par des sociétés privées vont s'étendre à de nouvelles régions en France, y compris à la frontière avec la Suisse.
10.01.2025, 14:5310.01.2025, 16:00

Préparez-vous à lever le pied. Les voitures radar privatisées, déjà en action dans plusieurs régions de France, s’apprêtent à conquérir trois nouvelles zones en 2024: l’Occitanie, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Ces véhicules, qui traquent les excès de vitesse en toute discrétion, circuleront désormais dans l’Ain et la Haute-Savoie, deux départements limitrophes de la Suisse romande.

Au total, 126 nouvelles voitures radar entreront en service dans ces régions, rejoignant les 400 véhicules déjà en activité dans l’Hexagone, explique Tamedia ce jeudi.

Ces radars mobiles sont devenus une arme redoutable pour les autorités françaises. Ils détectent les infractions grâce à des capteurs infrarouges et des caméras embarqués, et ce, en toute discrétion. Avec une marge de tolérance: 61 km/h en ville, 124 km/h sur les voies rapides et 146 km/h sur l’autoroute.

Depuis 2018, ce sont des salariés d’entreprises privées, mandatés par l’Etat, qui pilotent ces véhicules. L’objectif affiché? Dégager les forces de l’ordre de cette tâche pour leur permettre de se concentrer sur des contrôles comme l’alcoolémie ou les stupéfiants.

Ces voitures banalisées ont l’avantage de passer inaperçues dans le trafic. Dotées d’un flash infrarouge invisible à l’œil nu, elles verbalisent discrètement les contrevenants, de jour comme de nuit. Pas étonnant qu’elles soient devenues la hantise des conducteurs.

Jackpot pour l’Etat, quid de la prévention?

Selon la Ligue de défense des conducteurs, chaque voiture radar pourrait rapporter jusqu’à 390 000 euros par an. Une manne financière qui alimente les critiques: les opposants accusent ces dispositifs de privilégier une logique de rentabilité au détriment de la sécurité routière. D’autant plus que leur déploiement massif n’a pas, pour l’instant, réduit de manière significative les accidents mortels sur les routes.

Et les automobilistes suisses ne sont pas à l’abri. En cas d’infraction en France, ils sont tenus de payer l’amende (qui varie selon la gravité de 68 à 1500 euros), bien que leur permis de conduire ne puisse être retiré par les autorités françaises. Cependant, ces dernières transmettent les informations aux instances helvétiques, qui peuvent décider de sanctions complémentaires.

Comment les repérer?

Pour les plus observateurs, il existe quelques indices pour identifier ces voitures discrètes. A l’avant, un boîtier noir abrite le capteur infrarouge, tandis qu’à l’arrière, deux caméras sont dissimulées dans un petit bloc carré. Autre détail: la plaque avant présente une police d’écriture différente.

Enfin, pour les conducteurs n’ayant pas la conscience bien tranquille, le site radar-prive.fr répertorie les marques, modèles et plaques d’immatriculation de ces voitures radar.

Le déploiement des voitures radar privatisées marque une nouvelle ère pour la sécurité routière en France. Reste à voir si ces dispositifs discrets sauront convaincre les usagers de la route qu’ils servent la prévention, et non le porte-monnaie de l’Etat.

Retour sur le Salon de l'Auto avec des images d'archives:

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Retour sur le Salon de l'Auto avec des images d'archives:
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source: photopress-archiv / str
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