Paris durcit le ton contre les logements vacants
Le conseil municipal de Paris a voté samedi le doublement de la taxe sur les logements vacants en 2027, comme le permet la loi, afin de «désengorger le marché locatif» dans la capitale française. La mairie espère récupérer 20'000 logements.
La capitale compte 150 000 logements vacants, soit 9% de la totalité de ses logements, expose la Ville de Paris, soulignant le «déséquilibre persistant entre l'offre et la demande».
La loi de finances pour 2026 autorise les communes à faire passer, à compter du 1er janvier 2027, les taux de la taxe sur les logements vacants de 17% de la valeur locative cadastrale au bout d'un an de vacance et 34% au bout de deux ans, à 30% au bout d'un an et 60% au bout de deux ans.
«Une victoire historique après 10 ans de bataille», s'est félicité Jacques Baudrier, adjoint au logement au maire de gauche Emmanuel Grégoire, à l'issue du vote.
Sur les 150 000 logements vacants, «environ 80 000 sont en vacance structurelle» et donc soumis à la taxe, estime l'élu communiste qui espère remettre environ 20 000 logements à la location ou à la vente.
Le rehaussement de la taxe devrait en outre «décourager certains propriétaires de faire de l'optimisation fiscale en déclarant leur résidence secondaire en logement vacant», a expliqué Baudrier à l'AFP.
Selon lui, la mesure va permettre «d'arrêter la baisse du nombre de résidences principales à Paris et donc enrayer la baisse de la population». (tib/ats)
