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Le CICR estime avoir terminé ses efforts d'intermédiaire à Gaza

Le CICR estime avoir terminé ses efforts d'intermédiaire à Gaza

Le CICR affirme avoir rempli sa mission et appelle à la réouverture du passage de Rafah pour répondre aux défis «immédiats» de la population.
29.01.2026, 18:4429.01.2026, 18:44

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dit avoir terminé ses efforts d'intermédiaire neutre lancés depuis le cessez-le-feu en octobre dans la bande de Gaza. Jeudi, il a facilité le rapatriement de 15 dépouilles de Palestiniens dans ce territoire.

Cette manoeuvre a fait suite au retour des restes du dernier otage israélien, explique l'organisation. Celui-ci doit normalement lancer la seconde phase du plan du président américain Donald Trump, mais Israël a averti qu'il ne retirerait pas ses soldats tant que le Hamas ne désarme pas.

Le dispositif du CICR avait démarré avec la libération de 20 otages vivants et plus de 1800 détenus palestiniens. Depuis, l'organisation a facilité le retour de 27 cadavres parmi 28 otages décédés et des corps de plus de 350 Palestiniens. Au total, depuis octobre 2023, il a soutenu le retour de 195 otages, dont 35 décédés, et de plus de 3470 détenus palestiniens.

Le chef de délégation de l'organisation en Israël et dans les territoires palestiniens affirme:

«Nous sommes soulagés d'avoir aidé à réunir des familles avec leurs proches»

Pour les cadavres, il souhaite que cette aide ait pu permettre un «deuil» pour les familles.

Selon lui, il faut que le cessez-le-feu «tienne au-delà de cette phase, que l'assistance humanitaire soit autorisée et facilitée dans la bande de Gaza et que le droit international humanitaire (DIH) soit appliqué». Le CICR demande la réouverture du passage de Rafah pour répondre aux défis «immédiats» de la population.

De même, il souhaite que du matériel pour le rétablissement des infrastructures et pour l'identification des restes humains puisse arriver dans le territoire palestinien. Les conditions dans la bande de Gaza restent difficiles, selon l'organisation et l'ONU.

Des milliers de familles attendent encore des indications sur leurs proches portés disparus. De nombreuses personnes se trouveraient toujours sous les décombres après les bombardements israéliens. «Il y a encore beaucoup de travail à faire», insiste le chef de délégation. «Aucune entité ne peut endosser ces efforts à elle seule», précise-t-il également. (sda/ats/svp)

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