Le Hamas exclut tout désarmement
Un dirigeant du Hamas, Khaled Mechaal, a affirmé dimanche que le mouvement islamiste palestinien ne renoncerait pas à ses armes et refuserait toute domination étrangère sur la bande de Gaza, en dépit des appels à désarmer lancés par Israël et les Etats-Unis.
Khaled Mechaal ajoute que l'armement du Hamas était partie intégrante de la «résistance» contre Israël dans les territoires palestiniens.
Khaled Mechaal, ancien chef du bureau politique du Hamas qui dirige actuellement le bureau de la diaspora du mouvement.
Après la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu le 10 octobre, le plan du président américain Donald Trump destiné à mettre fin définitivement à la guerre entre Israël et le Hamas est entré à la mi-janvier dans sa deuxième phase, qui prévoit notamment le désarmement du mouvement et le retrait progressif de l'armée israélienne de Gaza.
Mais le Hamas, qui dirige le territoire depuis 2007, a fait de son désarmement une ligne rouge, tout en n'excluant pas de remettre ses armes à une future autorité aux mains des Palestiniens.
Selon des responsables israéliens, le mouvement islamiste dispose encore de 20.000 combattants et de dizaines de milliers d'armes à Gaza.
La gouvernance du territoire, ravagé par deux ans de guerre, doit être confiée dans une phase transitoire à un comité de 15 technocrates palestiniens, sous l'autorité du «Conseil de paix» présidé par Donald Trump.
Khaled Mechaal a appelé dimanche le «Conseil de paix» à adopter une «approche équilibrée» qui permettrait la reconstruction de Gaza et l'afflux d'aide humanitaire, tout en prévenant que le Hamas n'accepterait pas une «domination étrangère».
Khaled Mechaal, qui a dirigé le bureau politique du Hamas de 2004 à 2017, apparaît selon plusieurs sources interrogées par l'AFP comme l'un des favoris pour occuper de nouveau ces fonctions, alors que le mouvement prépare des élections internes afin de reconstruire sa direction décimée par la guerre. (dal/ha-jd/sg/cm/afp)
