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A Dubaï, on craint plus le gouvernement que les drones iraniens

Ben Moss spricht als einer der einzigen Influencer über die Inhaltsgesetzte in Dubai.
Ben Moss est l'un des rares influenceurs à s'exprimer sur les lois relatives au contenu à Dubaï.Image: Instagram/mr_moss_media

«J'ai bien plus peur de la prison à Dubaï» que des drones iraniens

Ben Moss est un influenceur britannique installé aux Emirats arabes unis. Depuis les attaques iraniennes, il doit faire attention à ce qu’il publie.
10.03.2026, 16:5210.03.2026, 16:52
Sabeth Vela
Sabeth Vela

Dubaï abrite des milliers d’expatriés venus du Royaume-Uni. Beaucoup d’entre eux sont des influenceurs. Ces derniers jours, ces personnalités des réseaux sociaux ont particulièrement attiré l’attention. En cause: depuis l’attaque de missiles lancée par l’Iran, ils ont publié un nombre inhabituellement élevé de vidéos faisant l’éloge du gouvernement des Emirats. Désormais, un influenceur britannique a expliqué pour la première fois ce qu’il redoute actuellement.

L’influenceur lifestyle Ben Moss s’est ainsi confié au Daily Mail. Il vit depuis trois ans aux Emirats arabes unis (EAU): «Je me sens ici totalement en sécurité grâce au système de défense aérienne des EAU, mais les lois sur les contenus me préoccupent parfois.» C’est la raison pour laquelle il maintient «toujours tout positif» sur ses plateformes. Il a complété sa déclaration par ces mots:

«J’ai bien plus peur d’aller en prison ou de devoir payer une amende pour avoir publié un contenu inapproprié que des missiles et des drones iraniens.»

Selon le tabloïd britannique, les habitants de Dubaï s’exposent à de lourdes conséquences s’ils critiquent le gouvernement ou portent atteinte à la réputation du pays. Celles-ci peuvent aller d’amendes dépassant 200 000 francs à des peines de prison pouvant atteindre cinq ans ou à une expulsion.

Ces vidéos sont interdites à Dubaï

Parmi les infractions ne figure pas seulement la critique du gouvernement. Actuellement, la publication de vidéos montrant des attaques de drones ou de missiles est également interdite.

«Photographier ou partager des images d’infrastructures sensibles ou stratégiques, ainsi que diffuser des informations non fiables, peut entraîner des poursuites judiciaires et mettre en danger la sécurité nationale», écrit le Daily Mail, citant un SMS que Ben Moss et l’ensemble des habitants de Dubaï ont reçu de la police.

Ben Moss et sa compagne Parisa, née en Iran, vivaient jusqu’au bombardement iranien à Ras Al Khaimah. Cette ville, située relativement près de l’Iran, se trouve à environ 45 minutes de route de Dubaï. «Au début, nous étions vraiment inquiets et j’ai aussi commis l’erreur de publier en ligne une photo de mon appartement», a expliqué Moss. Il affirme toutefois comprendre désormais les préoccupations de sécurité liées à la diffusion de vidéos et dit respecter la position du gouvernement.

Le couple a finalement décidé de quitter son appartement de luxe à Ras Al Khaimah: «Nous avons résilié notre bail et déménagé à Dubaï, car notre confiance dans les capacités de l’excellente défense aérienne de ce pays a grandi.» (trad. hun)

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