«J'ai bien plus peur de la prison à Dubaï» que des drones iraniens
Dubaï abrite des milliers d’expatriés venus du Royaume-Uni. Beaucoup d’entre eux sont des influenceurs. Ces derniers jours, ces personnalités des réseaux sociaux ont particulièrement attiré l’attention. En cause: depuis l’attaque de missiles lancée par l’Iran, ils ont publié un nombre inhabituellement élevé de vidéos faisant l’éloge du gouvernement des Emirats. Désormais, un influenceur britannique a expliqué pour la première fois ce qu’il redoute actuellement.
L’influenceur lifestyle Ben Moss s’est ainsi confié au Daily Mail. Il vit depuis trois ans aux Emirats arabes unis (EAU): «Je me sens ici totalement en sécurité grâce au système de défense aérienne des EAU, mais les lois sur les contenus me préoccupent parfois.» C’est la raison pour laquelle il maintient «toujours tout positif» sur ses plateformes. Il a complété sa déclaration par ces mots:
Selon le tabloïd britannique, les habitants de Dubaï s’exposent à de lourdes conséquences s’ils critiquent le gouvernement ou portent atteinte à la réputation du pays. Celles-ci peuvent aller d’amendes dépassant 200 000 francs à des peines de prison pouvant atteindre cinq ans ou à une expulsion.
Ces vidéos sont interdites à Dubaï
Parmi les infractions ne figure pas seulement la critique du gouvernement. Actuellement, la publication de vidéos montrant des attaques de drones ou de missiles est également interdite.
Sharing rumors, false information, or any content that contradicts official announcements or that may cause public panic or threaten public safety, order, or health is prohibited.
— Dubai Policeشرطة دبي (@DubaiPoliceHQ) March 3, 2026
Violators may face criminal penalties, including imprisonment and fines of no less than AED 200,000. pic.twitter.com/ey5nSt5isF
«Photographier ou partager des images d’infrastructures sensibles ou stratégiques, ainsi que diffuser des informations non fiables, peut entraîner des poursuites judiciaires et mettre en danger la sécurité nationale», écrit le Daily Mail, citant un SMS que Ben Moss et l’ensemble des habitants de Dubaï ont reçu de la police.
Ben Moss et sa compagne Parisa, née en Iran, vivaient jusqu’au bombardement iranien à Ras Al Khaimah. Cette ville, située relativement près de l’Iran, se trouve à environ 45 minutes de route de Dubaï. «Au début, nous étions vraiment inquiets et j’ai aussi commis l’erreur de publier en ligne une photo de mon appartement», a expliqué Moss. Il affirme toutefois comprendre désormais les préoccupations de sécurité liées à la diffusion de vidéos et dit respecter la position du gouvernement.
Le couple a finalement décidé de quitter son appartement de luxe à Ras Al Khaimah: «Nous avons résilié notre bail et déménagé à Dubaï, car notre confiance dans les capacités de l’excellente défense aérienne de ce pays a grandi.» (trad. hun)
