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Magali Berdah dit avoir pensé à mourir

«"Sale pute", c'est le plus gentil message que j'ai reçu»

Visée pendant trois ans par des attaques en ligne, Magali Berdah décrit, en vidéo, un isolement profond alors que Booba est visé par la justice.
03.03.2026, 16:4303.03.2026, 16:46

«Une vraie mise à mort». Dans un entretien accordé à l’AFP, l’agente d’influenceurs Magali Berdah décrit l’impact du cyberharcèlement sur sa vie, alors que le parquet de Paris a requis un renvoi en correctionnelle contre le rappeur Booba.

Magali Berdah raconte 👇

Vidéo: extern / rest

Les faits reprochés s’étalent de mai 2022 à juin 2025. De son vrai nom Elie Yaffa, l’artiste s’est lancé en 2022 dans une croisade contre les influenceurs et leurs pratiques commerciales, qu’il juge trompeuses. Il s’en est notamment pris à Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events, suivie par 1,8 million d’abonnés sur Instagram. Booba s’est toujours défendu de tout harcèlement, se présentant comme un «lanceur d’alerte».

Mais dans ses réquisitions, dont l’AFP a eu connaissance, le parquet évoque une «volonté de nuire»: critiques sur le physique de l’entrepreneure, attaques liées à sa religion juive, comparaisons dégradantes.

Dans la vidéo, Magali Berdah raconte une violence «invisible à l’œil nu» mais omniprésente. Appels anonymes, insultes, avalanche de messages: «Sale pute», entend-on encore au téléphone pendant l’entretien. «Le cyberharcèlement ne se limite pas au web. Il entre dans votre vie», affirme-t-elle, évoquant des insultes dans la rue et un isolement progressif.

Elle décrit une angoisse permanente, au point d’avoir pensé à mourir pour «libérer» sa famille. Son mari aurait caché les médicaments à leur domicile. «Si je n’avais pas eu» le pôle national de lutte contre la haine en ligne du parquet de Paris et l’Office central de lutte contre la haine en ligne (OCLCH), «je ne serais pas en face de vous aujourd’hui», assure-t-elle.

Vidéo: extern / rest

Condamnée en 2019 à un an de prison avec sursis pour abus de faiblesse dans une affaire antérieure à la création de son agence, elle estime ne pas avoir été perçue comme «la bonne victime». Aux personnes visées, elle conseille de porter plainte: «Un harceleur ne s’arrête jamais». Aux plateformes, elle demande davantage de régulation. Et à la société, «de l’empathie». (jah/afp)

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Video: extern / rest
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