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Israël frappe de nouveau le Liban

Smoke rises from the site of an Israeli airstrike that targeted the hilltops of the al-Rihane mountain in southern Lebanon on January 9, 2026. (Photo by Rabih DAHER / AFP)
De la fumée s'élève à la suite d'une frappe aérienne israélienne qui a visé les sommets de la montagne al-Rihane, dans le sud du Liban, le 9 janvier 2026.Image: AFP

Israël frappe de nouveau le Liban

L'armée israélienne a annoncé vendredi effectuer des frappes sur le Hezbollah dans «plusieurs zones» du Liban.
09.01.2026, 14:5309.01.2026, 14:53

Une déclaration qui intervient au lendemain de l'annonce par Beyrouth du désarmement du mouvement islamiste pro-iranien dans le sud du pays, jugé «insuffisant» par Israël.

Les frappes ont «visé des dépôts d'armes et un site de production d'armement, utilisés pour la remise en état et le renforcement militaire de l'organisation terroriste Hezbollah», a affirmé l'armée, sans préciser leur localisation.

«Plusieurs sites de lancement et lance-roquettes, ainsi que des structures militaires», ont également été touchés, précise le communiqué, ajoutant que ces sites étaient «utilisés par le Hezbollah pour mener des attaques» en territoire israélien.

De telles activités «constituent une violation des arrangements entre Israël et le Liban», dénonce l'armée.

Désarmer le Hezbollah

L'agence nationale d'information libanaise (Ani) a rapporté pour sa part des frappes sur le sud du pays dans des zones éloignées de la frontière, ainsi que dans la plaine de la Békaa (est), où le Hezbollah est fortement implanté.

Elle n'a fait état d'aucune victime vendredi mais une personne avait été tuée jeudi dans un bombardement près de la ville de Saïda, selon les médias officiels libanais. L'armée israélienne affirme avoir visé un membre du Hezbollah.

Le Liban est soumis à une forte pression des Etats-Unis pour désarmer le Hezbollah, sorti affaibli en novembre 2024 d'une guerre meurtrière avec Israël.

Jeudi, l'armée libanaise a affirmé avoir atteint «les objectifs de la première phase» de son plan, consistant à désarmer le mouvement chiite entre la frontière avec Israël et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Frappes régulières malgré le «retrait»

Comme prévu par l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024, Beyrouth doit ensuite appliquer progressivement ce plan de désarmement au reste du territoire, à commencer par toute la région sud du pays. Mais le Hezbollah a annoncé refuser de remettre ses armes au nord du fleuve.

En principe tenu de se retirer de chez son voisin, Israël continue de son côté d'occuper cinq points stratégiques près de la frontière et mène des frappes régulières au Liban.

Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a jugé jeudi que les efforts de désarmement du Hezbollah constituaient «un début encourageant» mais étaient «loin d'être suffisants», justifiant la poursuite de frappes.

«La souveraineté doit être restaurée»

Vendredi, Emmanuel Macron a «salué» à son tour les «annonces encourageantes des autorités libanaises», appelant à poursuivre «résolument» ce processus.

«La seconde phase du plan sera une étape décisive. L'accord de cessation des hostilités doit être strictement respecté par toutes les parties»
Emmanuel Macron

A déclaré le président français sur le réseau X.

«La souveraineté du Liban doit être pleinement restaurée», a-t-il ajouté, annonçant qu'une «conférence internationale se tiendrait prochainement à Paris» pour donner au Liban et à ses forces armées «les moyens concrets de garantir cette souveraineté».

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