International
Le récap'

Fête nationale 14 juillet: Le discours de Macron en punchlines

epa10070026 French President Emmanuel Macron reviews the troops during the annual Bastille Day military parade on the Champs-Elysees avenue in Paris, France, 14 July 2022. EPA/SARAH MEYSSONNIER / POOL ...
Emmanuel Macron, jeudi, lors de la parade militaire sur les Champs-Elysées, le 14 juillet 2022.Image: sda
Le récap'

Vous avez loupé l'interview de Macron pour le 14 juillet? La voici en punchlines

Ce jeudi, à l'occasion de la fête nationale, le président français Emmanuel Macron a donné sa toute première interview télévisée depuis sa réélection, en avril dernier. Vous l'avez manquée? On vous la résume en punchlines.
14.07.2022, 16:0617.07.2022, 10:22
Suivez-moi
Plus de «International»

Première interview télévisée pour Macron depuis le 17 avril. C'est dire si ce moment était attendu. D'autant que l'intéressé n'est pas féru de l'exercice: ce n'est que la deuxième fois, après 2020, que le président renoue avec cette tradition observée par ses prédécesseurs.

Durant une quarantaine de minutes, le chef de l'Etat a donné le cap et planté le décor pour les mois à venir, en répondant aux questions des journalistes Caroline Roux et Anne-Claire Coudray sur TF1 et France 2. Sans plus attendre, voici qu'il en a été:

La France est impliquée dans la guerre... mais a-t-elle les moyens de faire face à un conflit de haute intensité?

«La France a les moyens d'aider l'Ukraine, de se protéger, d'aider ses alliés. Notre armée est prête»

Mais comment?

«On doit absolument réinvestir dans nos stocks et nos capacités, continuer d'embaucher. Il faut intensifier l'effort militaire jusqu'en 2030»

Ok... Donc c'est quoi le budget pour tout ça?

«L'analyse des nouveaux risques va définir un nouveau budget. Il ne va pas diminuer, au contraire»

Pas de chiffres concrets, du coup?

«Pour moi, les chiffres sont au service d'une stratégie. Jusqu'à la fin de l'année, on va réévaluer la stratégie. Ce n'est que comme ça qu'on peut donner un chiffre»

Bon... Et sinon, cette guerre va-t-elle durer?

«Je vous mentirais en vous affirmant qu'on a toutes les réponses. Aujourd'hui, il faut nous préparer à ce qu'elle dure. L'été et le début de l'automne seront très durs»

Les Français sont inquiets. Risquent-ils de subir des coupures d'énergie l'hiver prochain?

«La France sera en situation d'aider l'Ukraine et de stopper l'effort de guerre russe par des sanctions. Nous voulons stopper cette guerre sans nous y impliquer. Nous ne voulons pas d'une guerre mondiale ni d'une extension géographique avec d'autres parties prenantes»

Ok, mais la Russie a coupé le gaz. Ça veut dire quoi?

«C'est un signal clair: elle utilisera le gaz comme un élément de cette guerre. C'est une guerre hybride»

Avec quelle conséquence?

«Nous devons nous préparer à un scénario où il faut être prêt à nous passer totalement du gaz russe. On doit entrer dans une logique de sobriété»

Pour les Français, ça veut dire des contraintes?

«Ça veut dire des contraintes. Faire attention aux éclairages inutiles, l'électricité... On va demander à nos compatriotes de s'engager»

Mais alors, l'Etat viendra-t-il en aide aux Français?

«On ne va pas laisser des ménages français sur le bord de la route ou sans possibilité de se chauffer. Mais les prochains temps seront difficiles»

Tout autre sujet, les «Uber files»... Macron a dit assumer. Est-ce qu'il le referait, même en connaissant le modèle social d'Uber?

«Totalement. Quand vous êtes ministre, vous ne faites rien sans l'aval du gouvernement. Je défendais totalement cette ouverture du marché»

Mais alors... est-il sous l'influence des lobbyistes?

«Je n'ai pas un tempérament à être sous influence. Vous dire que je regrette? Jamais! Oui, je le referais demain»

Sinon, parlons de la très décriée réforme des retraites à 65 ans. Macron veut-il la maintenir?

«Oui, c'est sur quoi je me suis engagé dans ma campagne. On travaille moins que nos voisins, qui ont passé des réformes courageuses. Il faut le faire, en respectant chacune et chacun, en étant unis»

Désormais, Macron a une majorité contre sa politique à l'Assemblée. Ça lui fait peur? On est parti pour cinq ans d'immobilisme?

«Non. Je crois dans la sagesse des parlementaires et sénateurs. La responsabilité du gouvernement, de la majorité, des forces d'opposition, c'est de trouver des compromis. Je crois en l'intelligence collective. Je veux que le pays avance. Chacun devra bouger»

Le cap pour cinq ans?

«Etre une nation plus indépendante, relever le défi écologique, miser sur l'égalité des chances»

Au fond, ça fait quoi de ne pas avoir à penser à sa réélection?

«Ça me pousse à être plus exigeant avec moi-même. J'ai plus de responsabilités. Je la sens depuis le premier jour. A penser la nation et la trace qu'on laisse dans l'Histoire»

Et il veut qu'on en retienne quoi?

«On n'écrit pas l'Histoire avant de la faire»

Sinon, garde-t-il sa combativité?

«Cela me touche qu'on s'inquiète pour moi»

Mais s'il n'est plus Jupiter... qui est Macron?

«Je n'ai jamais revendiqué cette comparaison mythologique. Si certains avaient voulu me voir comme tel, c'est plus Vulcain, au service de la forge et du travail»

En conclusion...

«Je veux le dire avec beaucoup de force: nous sommes un pays fort et nous allons y arriver. Si on se mobilise tous, si chacun prend sa part, nous y arriverons»

Un dernier mot?

«Je souhaite un bon 14 juillet à tous nos compatriotes. Ayez l'espoir et cette volonté à la fois d'ambition et de respect de chacun. C'est ça qui nous unit. Nous allons y arriver»

Pour le programme de la journée, c'est ici que ça se passe!

Zelensky salue Macron avec un hug!
Video: watson
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
4 effets négatifs en Suisse d'une escalade entre Iran et Israël
La situation au Proche-Orient provoque des remous. Elle pourrait non seulement alimenter l'inflation, mais aussi les prix du pétrole. Comment les choses pourraient-elles évoluer? Le point sur la situation.

La semaine dernière, l'Iran a lancé une attaque massive de drones contre des cibles situées sur le territoire israélien, ce qui a fait grimper le prix du baril de pétrole à plus de 90 dollars vendredi, son niveau le plus élevé depuis l'automne 2023. Comme l'explique Simon Lustenberger, responsable de la stratégie de placement à la Banque cantonale de Zurich (ZKB), interrogé par CH Media, les marchés «ont déjà anticipé un certain risque d'escalade au cours des dernières semaines».

L’article