Une attaque djihadiste fait au moins 18 morts au Nigeria
Au moins dix-huit personnes, dont sept soldats, ont été tuées par des djihadistes ayant attaqué une base militaire et un village de l'Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, ont déclaré jeudi à l'AFP des habitants, des miliciens et des gardes forestiers.
Les djihadistes de Boko Haram et ceux du groupe rival Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont récemment intensifié leurs attaques contre des bases militaires dans le nord-est du pays, dans le cadre de la campagne menée depuis 16 ans pour établir un califat au Nigeria, laquelle a fait plus de 40 000 morts et environ deux millions de déplacés.
Ces dernières semaines, les Etats-Unis ont envoyé 200 soldats au Nigeria pour aider l'armée nigériane à combattre les djihadistes dans le nord-est, mais aussi les gangs criminels appelés «bandits» qui pillent des villages, enlèvent et tuent des habitants dans le nord du pays.
Ce déploiement intervient après que le président américain Donald Trump a dénoncé un prétendu «génocide» contre les chrétiens au Nigeria et accusé les autorités nigérianes de laisser faire.
Ces accusations ont été rejetées par le gouvernement nigérian et les analystes qui insistent sur le fait que les victimes des violences – celles des djihadistes ou celles des gangs criminels – sont de toutes confessions.
Un rapport sur la sécurité préparé mercredi pour les Nations unies et consulté par l'AFP indique que l'armée nigériane a tué «plus de 50 terroristes» lors de frappes aériennes mardi soir contre des repaires djihadistes à Ngoshe, tandis que d'autres ont pris la fuite.
Cette frappe pourrait être une réponse au raid sur la base.
Les autorités militaires nigérianes n'ont pas communiqué sur l'attaque de la base de Ngoshe ni sur les frappes aériennes contre les djihadistes. (ats/blg/afp)
