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Italie: un Marocain meurt lors d'une interpellation à Bologne

epa13123809 People hold a picture during a demonstration calling for justice for Abderrahim Fakir, a Moroccan man who died while being restrained by police during an arrest, in Bologna, Italy, 20 July ...
Une manifestation a été organisée lundi soir à Bologne.Keystone

Italie: un Marocain meurt après avoir été plaqué au sol par la police

La mort d'un ressortissant marocain lors d'une arrestation, dimanche dernier à Bologne, a provoqué colère et indignation en Italie. La cheffe du gouvernement, Giorgia Meloni, a appelé à rechercher «la vérité jusqu'au bout».
21.07.2026, 14:0921.07.2026, 14:09

Ce drame a déjà été comparé à la mort de George Floyd, tué par un policier américain en 2020. Dimanche dernier, un Marocain de 42 ans est mort après avoir subi un plaquage ventral de plusieurs minutes lors d'une arrestation à Bologne.

«A l'aide, à l'aide!», lance à plusieurs reprises Abderrahim Fakir sur des images prises par un riverain, tandis que deux policiers l'immobilisent au sol sous le regard de plusieurs secouristes.

La victime, gémissante, apparaît ensuite inerte, visage contre l'asphalte, pendant que les policiers lui lient pieds et poings. L'un d'eux finit par lui taper sur l'épaule pour vérifier s'il est toujours conscient.

Les deux policiers et quatre secouristes présents au moment de l'arrestation sont visés par l'enquête ouverte lundi par le procureur de Bologne, qui a ordonné une autopsie et doit analyser les images des deux caméras d'intervention des policiers.

Manifestation

La police a indiqué être intervenue après que des riverains eurent signalé un homme en proie «à une violente colère».

Une manifestation a réuni plusieurs milliers de personnes lundi soir dans le centre de Bologne, selon des images de médias locaux. Des heurts ont éclaté avec les forces de l'ordre, faisant au moins onze blessés, selon ces mêmes médias.

Le ministre de l'Intérieur Matteo Piantedosi a appelé à attendre les conclusions de l'enquête, affirmant au quotidien Il Messaggero que «personne n'est au-dessus des lois».

La cheffe du gouvernement, Giorgia Meloni a appelé mardi à rechercher «la vérité jusqu'au bout». «Il est impératif que les éventuelles responsabilités soient établies avec la plus grande rigueur concernant le décès d'Abderrahim Fakir. La vérité doit être recherchée jusqu'au bout, sans préjugés ni complaisance pour quiconque», a écrit la première ministre sur X. (ats/asi)

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