L'Irak a un nouveau président
Le Parlement irakien a élu samedi à la présidence du pays Nizar Amedi, qui doit à présent choisir un Premier ministre, dans un pays récemment entraîné dans la guerre au Moyen-Orient.
Conformément au système de partage du pouvoir en vigueur en Irak, la présidence de la République, un poste largement honorifique, est attribuée à un Kurde, la fonction de Premier ministre à un chiite et la présidence du Parlement à un sunnite.
Nizar Amedi a prêté serment après avoir obtenu la majorité des voix des députés, selon une retransmission en direct du vote par la chaîne officielle Al-Iraqiya. Il succède Abdel Latif Rachid.
Agé de 58 ans, il était le candidat de l'une des deux principales formations kurdes, le Parti de l'Union patriotique du Kurdistan.
Après les élections législatives de novembre, la date de l'élection du président avait été fixée à janvier mais avait été reportée deux fois en raison de désaccords politiques, reculant d'autant la nomination d'un Premier ministre.
Le président dispose désormais de 15 jours pour nommer un Premier ministre, qui devrait être l'ancien chef du gouvernement Nouri al-Maliki.
Ce probable retour au pouvoir de M. Maliki a suscité ces dernières semaines des inquiétudes à Washington, qui voyait en lui une personnalité proche de l'Iran.
L'Irak a longtemps été un terrain de confrontation par procuration entre les Etats-Unis et l'Iran, les gouvernements successifs négociant un équilibre délicat entre ses deux partenaires, eux-même ennemis.
Les Etats-Unis et l'Iran ont entamé samedi à Islamabad des négociations pour tenter d'obtenir une trêve durable après plusieurs semaines de guerre au Moyen-Orient. (ats/afp)
