Le président argentin ne pourra pas rendre visite à Jair Bolsonaro
La Cour suprême du Brésil a refusé samedi d'autoriser une visite du président argentin Javier Milei à l'ancien président Jair Bolsonaro assigné à résidence pour tentative de coup d'État, selon la décision obtenue par l'AFP.
Javier Milei a annoncé qu'il participerait le 25 juillet à la convention du Parti libéral de Bolsonaro à São Paulo, où est prévue la proclamation officielle de la candidature du sénateur Flávio Bolsonaro, fils de l'ex-chef de l'État, selon la presse brésilienne.
Mais le juge Alexandre de Moraes a décidé d'interdire toute visite à l'ancien président pendant 30 jours, une sanction infligée après la diffusion d'une lettre à la tonalité politique par l'intermédiaire de son fils Flávio, en violation d'une mesure conservatoire qui lui interdit de communiquer sur les réseaux sociaux, y compris à travers des tiers.
L'interdiction ne souffre des exceptions que pour les visites médicales, de physiothérapie et celles de ses avocats. Jair Bolsonaro, âgé de 71 ans, purge une peine de 27 ans de prison pour avoir ourdi un coup d'État en 2022 afin d'empêcher l'arrivée au pouvoir de l'actuel président de gauche, Luiz Inácio Lula da Silva. L'ex-président (2019-2022) exécute sa peine à son domicile de Brasilia depuis mars, pour raisons de santé.
Le juge Moraes a également décidé qu'il ne pourrait pas non plus recevoir de visites à «finalité politico-électorale» avant les élections générales d'octobre, ni diffuser de messages politiques par quelque moyen que ce soit, même avec l'aide de tiers.
Flávio Bolsonaro, qui affrontera en octobre le président sortant Lula, a qualifié cette interdiction générale de visites «d'abus» dans une vidéo sur X, accusant le juge Moraes d'agir par motivation politique.
Les avocats de Jair Bolsonaro avaient demandé l'autorisation que Milei lui rende visite le 25 juillet accompagné d'une délégation composée du ministre argentin des Affaires étrangères, Pablo Quirno, de la secrétaire générale de la présidence, Karina Milei, et d'un interprète.
Samedi, le juge Moraes a décidé que cette demande était devenue sans objet en raison de l'interdiction générale de visites en vigueur depuis la veille. (ats/blg/afp)
