Maldives: les électeurs rejettent le projet de fusion des scrutins
Les électeurs de l'archipel des Maldives, en grande difficulté financière, ont rejeté samedi par référendum un projet de fusion des scrutins présidentiel et législatifs destiné à faire des économies, a annoncé dimanche la commission électorale.
Le texte proposé par le président Mohamed Muizzu a été rejeté par les deux tiers des quelque 294.000 électeurs inscrits qui se sont exprimés, soit 68,7% d'entre eux, selon les résultats diffusés par la commission.
Le chef de l'Etat a aussi essuyé un cinglant revers lors des élections locales disputées le même jour que le référendum.
Son parti, le Congrès national du peuple (PNC), a cédé le contrôle des deux principales assemblées parlementaires de l'archipel, celles de la capitale Malé et de la région de Addu (sud), à son principal rival, le Parti démocratique des Maldives (MDP), selon la commission.
Par mesure d'économie, il souhaitait raccourcir le mandat de l'actuel parlement de cinq mois et aligner la date du prochain scrutin législatif sur celle de la présidentielle, prévue en septembre 2028.
Malgré le rebond du tourisme après la pandémie de Covid, la situation financière des Maldives reste très fragile, victime d'une grave pénurie de devises étrangères.
En 2024, l'archipel de 380 000 habitants, réputé pour ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers de luxe, a refusé un plan de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI).
Son gouvernement a adopté des mesures d'austérité qui lui ont permis, jusque-là, d'éviter tout défaut de paiement. (dal/aj/pa/emp/afp)
