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Menacé par Pékin, le Dalaï Lama aura un successeur

Tibetan spiritual leader the Dalai Lama speaks at an event celebrating his 90th birthday according to a Tibetan calendar in Dharamshala, India, Monday, June 30, 2025, ahead of his birthday according t ...
Né le 6 juillet 1935, Tenzin Gyatso est devenu dès l'âge de 2 ans le 14e chef spirituel et politique des Tibétains.Keystone

Menacé par Pékin, le Dalaï Lama confirme qu'il aura un successeur

Le chef spirituel tibétain va se réincarner. Et son successeur sera forcément «né dans le monde libre», assure-t-il, alors que la Chine est soupçonnée de vouloir s'en mêler.
02.07.2025, 07:4202.07.2025, 07:42

Le Dalaï Lama a confirmé mercredi qu'un successeur serait désigné à sa mort pour assurer la continuité de sa fonction de chef spirituel de la communauté tibétaine, dans une déclaration publiée à l'occasion des célébrations de son 90e anniversaire.

«J'affirme que l'institution du Dalaï Lama sera perpétuée», a-t-il indiqué dans ce message lu dans le monastère de McLeod Ganj, dans le nord de l'Inde, où il vit en exil depuis qu'il a quitté le Tibet sous contrôle de la Chine en 1959.

«Né dans le monde libre»

Né le 6 juillet 1935, Tenzin Gyatso pour l'état civil est devenu dès l'âge de 2 ans le 14e chef spirituel et politique des Tibétains, dûment identifié, ainsi que le requiert la tradition bouddhiste, comme la réincarnation de son prédécesseur. Il a fui la répression chinoise en 1959 et passe depuis l'essentiel de son temps dans un monastère de McLeod Ganj, dans les contreforts de l'Himalaya indien.

La question de sa succession est cruciale car les Tibétains soupçonnent la Chine, dont les troupes ont envahi le Tibet en 1950 pour en faire une province chinoise, de vouloir lui nommer un successeur à sa main. «La responsabilité (réd: de la nomination d'un successeur) reposera exclusivement sur les membres du Gaden Phodrang Trust, le bureau de Sa Sainteté le Dalaï Lama», a précisé le message rendu public mercredi.

«Ils conduiront les procédures de recherche et de reconnaissance (du successeur) en accord avec la tradition passée»

L'actuel Dalaï Lama, considéré comme un dangereux séparatiste par Pékin, avait déjà publiquement écarté l'idée que son successeur puisse être nommé par les Chinois. Il sera forcément «né dans le monde libre», a-t-il promis publiquement à de nombreuses reprises.

En 2011, le Dalaï Lama avait renoncé au pouvoir politique de sa charge, confiée à un Premier ministre, élu par la diaspora, et à un gouvernement. (jzs/ats)

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