Une mine s'effondre en RDC: plus de 200 morts
Le gouvernement congolais a avancé le chiffre de plus de 200 morts dans un éboulement sur le site minier de Rubaya contrôlé par le M23 et où les autorités congolaises ne sont plus présentes depuis 2024, dans un communiqué publié mercredi.
Le site de Rubaya, qui s'étend sur plusieurs dizaines de km2 se situe à environ 70 kilomètres à l'ouest de Goma, capitale de la province troublée du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Un éboulement s'y est produit mardi après-midi, selon des témoins.
«Le bilan provisoire fait étant de plus de 200 compatriotes ayant perdu la vie, environ 70 enfants mineurs parmi les victimes, des nombreux blessés évacués vers les structures sanitaires de Goma», selon ce communiqué du ministère des Mines de la RDC.
Mercredi, des témoins ont fait état de 6 morts. Ces bilans n'ont pas pu être confirmés par des sources indépendantes dans cette région reculée où ni organisations humanitaires, ni structures de santé d'envergure n'ont accès et où les télécommunications sont régulièrement coupées.
60 % des réserves mondiales
Depuis sa résurgence fin 2021, le groupe antigouvernemental M23 (pour «Mouvement du 23 mars»), avec le soutien de Kigali et de l'armée rwandaise, s'est emparé de vastes pans de territoire dans l'est de la RDC, riche en ressources naturelles et ravagé par des conflits depuis trois décennies.
La cité minière de Rubaya, qui fournit entre 15 % et 30 % de la production mondiale de coltan, est tombée aux mains du M23 en avril 2024. Ce minerai stratégique pour l'industrie électronique est largement présent en RDC, qui concentrerait au moins 60 % des réserves mondiales. (jzs/ats)
