L’Afrique du Sud annonce le retrait de ses soldats de la mission de l’ONU
L'Afrique du Sud va retirer ses quelque 700 militaires déployés au sein de la MONUSCO, la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC), dont l'est est ravagé par trois décennies de violences, a annoncé samedi la présidence sud-africaine.
L'an dernier, Pretoria avait évacué des centaines de soldats sud-africains présents en RDC dans le cadre d'une force régionale, la SamiRDC, constituée dans l'est de ce pays par la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et dont les effectifs précis n'ont jamais été rendus publics.
La SADC avait décidé au début 2025 de mettre fin au mandat de la SamiRDC après son échec à endiguer une offensive d'ampleur, dans les provinces des Nord- et Sud-Kivu, du groupe armé antigouvernemental M23, soutenu par le Rwanda voisin.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa «a informé le secrétaire général des Nations unies» António Guterres de «l'intention du gouvernement sud-africain de retirer sa contribution de soldats» à la MONUSCO, déclare la présidence sud-africaine dans un communiqué.
14 soldats tués en 2025
Cette décision a été motivée par la nécessité de «consolider et réajuster les ressources des forces de défense d'Afrique du Sud», après 27 ans de soutien aux efforts de maintien de la paix en RDC, selon le communiqué.
Le retrait des militaires sud-africains sera terminé avant la fin de l'année. Selon l'ONU, quelque 700 soldats sud-africains participent au contingent militaire de la MONUSCO, qui comptait en octobre environ 12'500 hommes.
Ravagé par divers conflits depuis trente ans, l'est de la RDC est le théâtre depuis la fin 2021 de la résurgence du M23. Ce dernier s'est emparé de Goma en janvier 2025 et de Bukavu en février de la même année, deux grandes villes des Nord et Sud-Kivu, frontalières du Rwanda et riches en ressources minières.
Les appels à l'évacuation des soldats sud-africains de l'est de la RDC s'étaient multipliés en Afrique du Sud après la mort de 14 d'entre eux en janvier 2025. La plupart appartenaient à la SamiRDC, mais au moins deux d'entre eux faisaient partie de la MONUSCO. (dal/ats/afp)
