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Emprisonné, Alexeï Navalny se dit victime de «violence psychologique»

epa09025232 Russian opposition leader Alexei Navalny stands inside a glass cage prior to a hearing at the Babushkinsky District Court in Moscow, Russia, 20 February 2021. The Moscow City court will hold a visiting session at the Babushkinsky District Court Building to consider Navalny's lawyers appeal against a court verdict issued on 02 February 2021, to replace the suspended sentence issued to Navalny in the Yves Rocher embezzlement case with an actual term in a penal colony.  EPA/YURI KOCHETKOV MANDATORY CREDIT

L'opposant Alexeï Navalny pendant son procès. Image: sda

L'opposant russe doit passer deux ans et demi dans une colonie pénitentiaire de haute sécurité, qu'il décrit comme étant digne d'un «camp de travail chinois».



«Imaginez quelque chose comme un camp de travail chinois, où tout le monde marche en rang et où il y a des caméras partout. Le contrôle est constant et il y a une culture de la dénonciation», raconte Alexeï Navalny dans un entretien au New York Times paru mercredi

Il y détaille le déroulement de ses journées, principalement consacrées selon lui au visionnage de la télévision d'Etat russe ou à des films de propagande. «On doit s'asseoir sur une chaise et regarder la télévision (...) Lire, écrire ou faire quoi que ce soit d'autre» est interdit.

«Tout est organisé pour que je sois contrôlé au maximum à chaque heure de la journée», raconte-t-il, dénonçant une «violence psychologique».

epa09117960 Russian policemen stand guard near the entrance of the penal colony N2 (IK-2)  where an opposition leader Alexei Navalny serves his prison term in the town of Pokrov, about 100km from Moscow, Russia, 06 April 2021. 'The Alliance of Doctors' trade union called on people who care about Navalny's health to gather near the N2 in Pokrov and demand a medical treatment for Navalny.  EPA/SERGEI ILNITSKY

Devant la prison de Navalny, la colonie pénitentiaire IK-2. Image: sda

Privation de sommeil

Au cours de ses premières semaines d'emprisonnement, les gardes le réveillaient plusieurs fois par nuit, affirme-t-il. «Je comprends maintenant pourquoi la privation de sommeil est l'une des méthodes de torture préférées des services secrets (...) Ça ne laisse pas de traces et c'est insupportable.»

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Il décrit aussi son incarcération en des termes plus légers, confiant n'avoir pas été attaqué ni menacé par ses codétenus, avec qui il cuisine parfois. «C'est amusant», décrit-il. Le New York Times le décrit comme restant «optimiste» en dépit des circonstances, notamment vis-à-vis de la situation politique en Russie.

Alexeï Navalny a été emprisonné en février dans une colonie pénitentiaire de haute sécurité à Pokrov, à une centaine de kilomètres à l'est de Moscou, où il doit purger une peine de 2 ans et demi. Il a été condamné dans une affaire de fraude datant de 2014 que lui-même et de nombreuses capitales occidentales et ONG dénoncent comme politique. (ats)

Le défilé de l'armée russe sur la Place Rouge

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Le défilé de l'armée russe sur la Place Rouge
source: sda / maxim shipenkov
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En grève de la faim depuis fin mars, Navalny sera hospitalisé

L'opposant politique avait arrêté de s'alimenter le 31 mars pour protester contre ses mauvaises conditions de détention. Selon ses proches, il risque un arrêt cardiaque «d’une minute à l’autre».

Les autorités carcérales russes ont fini par céder. Lundi, elles ont décidé de transférer, vers un hôpital pour prisonniers, l'opposant russe Alexeï Navalny, en grève de la faim depuis environ trois semaines.

L'ambassadeur russe à Londres avait assuré dimanche que son pays n'allait pas laisser Navalny mourir en prison, tout en le qualifiant de «hooligan».

L'Union européenne (UE) avait réclamé l'hospitalisation de l'opposant russe. Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell avait qualifié …

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