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Le sort des femmes détenues en Russie inquiète à Kiev

People hold placards as they participate in a meeting marking the International Day for the Elimination of Sexual Violence in Conflict on Independence Square in Kyiv on June 19, 2026, amid the Russian ...
Une manifestation sur la place centrale de Kiev, le 19 juin, en soutien aux civiles ukrainiennes emprisonnées par les autorités russes.Image: AFP

«Rendez-moi ma maman»: le sort des femmes détenues en Russie inquiète

Environ 2000 Ukrainiennes seraient actuellement détenues par les autorités russes et «soumises à d'horribles tortures». Une manifestation a eu lieu à Kiev pour sensibiliser la population.
19.06.2026, 20:4219.06.2026, 20:42

Plusieurs dizaines de personnes ont participé vendredi dans le centre de Kiev à une manifestation pour sensibiliser sur le sort de femmes ukrainiennes détenues par les autorités russes. Il s'agit d'un angle mort des échanges de prisonniers entre Moscou et Kiev.

Les participants, en majorité des femmes, se sont rassemblés en cercle, brandissant des pancartes avec les photographies des civils ukrainiens emprisonnés par la Russie, notamment un portrait de la journaliste Victoria Rochtchina, décédée dans une prison russe.

«Rendez-moi ma maman», pouvait-on lire sur une pancarte brandie par une adolescente. Sur une autre:

«Ma soeur est en captivité depuis le 18 mai 2024»

Depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, des dizaines de milliers de soldats mais aussi un nombre inconnu de civils ont été faits prisonniers par Moscou et Kiev. Des échanges ont lieu régulièrement entre les deux pays mais ils concernent le plus souvent des militaires.

2000 détenues

Selon Lioudmyla Gousseïnova, directrice de l'ONG «Allez, soeurs», les prisonniers ukrainiens détenus par la Russie sont «soumis à d'horribles tortures» et souvent à des «violences sexuelles». Et de déclarer:

«Cela vise à briser une personne. Cela vise à la forcer à garder le silence après son retour. Cette stigmatisation, tant pour les victimes elles-mêmes que pour la société, n'a pas encore été surmontée.»

Elle a dit estimer qu'environ 2000 femmes civiles ukrainiennes sont actuellement détenues par la Russie, bien qu'il n'y ait «pas de chiffre officiel». Selon Lioudmyla Gousseïnova, ces femmes sont accusées d'«extrémisme, terrorisme ou espionnage» par les autorités russes.

Elle a aussi évoqué «un manque de transparence concernant l'action des autorités» ukrainiennes pour négocier la libération de ces femmes, alors que la priorité est souvent donnée aux militaires.

Vendredi, la Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko a annoncé la création d'«un mécanisme d'indemnisation d'urgence» pour les femmes victimes de violences sexuelles dans le cadre du conflit.

Selon elle, les enquêteurs ukrainiens ont recensé 398 cas de violences sexuelles depuis le début de la guerre, mais ce chiffre pourrait être plus élevé en raison du silence des victimes. (ag/ats)

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source: police genève
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