La Russie en passe d'interdire WhatsApp
Proposée par le géant russe des réseaux sociaux VK depuis le début d'année, Max est présenté comme une super-application donnant accès autant à des services de l'administration qu'à la possibilité de commander une pizza, à l'image de WeChat ou Alipay en Chine.
Le gouvernement a demandé aux fabricants de l'inclure automatiquement dans tous les téléphones et tablettes à la vente depuis le 1er septembre, tout en bloquant la possibilité de faire des appels sur les messageries étrangères comme WhatsApp, qui revendique 100 millions d'usagers en Russie.
Vendredi, l'autorité de régulation des médias Roskomnadzor a annoncé qu'elle envisageait d'interdire complètement WhatsApp, au nom de la lutte contre la délinquance. Les appels sont déjà impossibles depuis août.
Réduire la dépendance
Les autorités insistent sur l'importance de couper la dépendance russe à des plateformes étrangères qui stockent les données.
En l'absence de cryptage de bout en bout, ce serait cependant un outil puissant de surveillance, estiment des avocats défenseurs des libertés et des droits.
Cryptage
WhatsApp, de son côté, estime être dans le collimateur car la méthode de cryptage employée par la plateforme, propriété du géant américain Meta, permet le codage des messages lorsqu'ils partent de l'appareil de l'expéditeur jusqu'à ce qu'ils soient lus par le destinataire.
La plateforme assure que ses serveurs stockent des messages cryptés, qui sont détruits une fois livrés, et qu'elle s'abstient de communiquer quoi que ce soit aux gouvernements. (ats)
