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Syrie

Récit de la nuit qui a tout fait basculer en Syrie

Récit de la nuit qui a fait basculer le pays

Les rebelles islamistes ont accéléré leur offensive et sont parvenus à prendre les principales villes de Syrie. Retour sur des heures décisives pour le pays.
08.12.2024, 08:1308.12.2024, 12:46
Des habitants de Damas ont célébré l'arrivée des opposants au régime dans la nuit.
Des habitants de Damas ont célébré l'arrivée des opposants au régime dans la nuit.Keystone

Dans la nuit de samedi à dimanche, le groupe islamiste radical HTS a d'abord annoncé son arrivée à Damas, où des habitants ont déclaré avoir entendu des tirs nourris.

Puis les rebelles syriens ont aussi revendiqué la prise de la prison de Sednaya, toujours dans la capitale. Ils ont libéré les détenus de cet établissement pénitentiaire symbole des pires exactions des forces du président Bachar al-Assad. «Fin de la tyrannie à la prison de Sednaya», a écrit sur Telegram le groupe islamiste radical, qui mène la coalition de rebelles.

«Les portes de la prison de Sednaya, connue comme étant l'"abattoir humain", ont été ouvertes pour les milliers de détenus»
L'OSDH, confirmant les revendications d'HTS

Bachar al-Assad envolé

Peu après, le président Bachar al-Assad quitte le territoire. Il s'envole depuis l'aéroport international de Damas, abandonné entre temps par l'armée et les forces de sécurité face à l'offensive fulgurante des rebelles.

«Damas libre de la tyrannie»

Les groupes rebelles relaient à leur tour la «fuite» du «tyran», appelant les Syriens exilés à l'étranger à rentrer dans une «Syrie libre». Ils proclament «Damas libre de la tyrannie».

«Après 50 ans d'oppression sous le pouvoir du (parti) Baas, et 13 années de crimes, de tyrannie et de déplacements (forcés), nous annonçons aujourd'hui la fin de cette période sombre et le début d'une nouvelle ère»

Epargner les institutions

Le commandant de Hayat Tahrir al-Sham appelle ses combattants à ne pas s'approcher des institutions publiques à Damas, qui restent sous contrôle de l'ex-premier ministre jusqu'à une «passation officielle». «Il est également interdit de tirer en l'air», a-t-il ajouté dans le communiqué partagé sur la chaîne Telegram de la coalition rebelle.

Prêt à coopérer

Le premier ministre, Mohamed al-Jalali, s'est dit prêt à coopérer avec tout nouveau «leadership» choisi par le peuple, précisant qu'il serait dimanche matin dans ses bureaux au siège du gouvernement pour toute procédure de «passation» de pouvoir. (ats/vz)

Des influenceurs français en Syrie?
Video: watson
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