Vingt-trois membres des groupes pro-turcs et un membre du Conseil militaire de Manbij, rattaché aux FDS, ont été tués, a précisé l'Observatoire syrien des droits humains (OSDH). Le bilan de ces combats déclenchés par une opération des factions pro-turques contre deux villages au sud de Manbij reste toutefois «non définitif».
La ville, tenue des années par des forces kurdes, est tombée récemment aux mains de groupes armés pro-turcs.
Une partie de cette région à majorité arabe est sous le contrôle du Conseil militaire de Manbij, qui regroupe des combattants locaux opérant sous l'égide des FDS, soutenues par les États-Unis.
Selon l'OSDH, des «affrontements se poursuivent au sud et à l'est de Manbij, tandis que les forces turques bombardent la zone par drones et à l'artillerie lourde».
De leur côté, les FDS ont annoncé avoir repoussé les attaques des factions pro-turques dans les secteurs sud et est de la ville de Manbij.
«Ce matin, avec le soutien de cinq drones turcs, de chars et de véhicules blindés modernes, les groupes mercenaires ont lancé des attaques violentes» sur plusieurs villages dans la région, ont-ils indiqué dans un communiqué.
Alors qu'une coalition de rebelles dominée par le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a pris le pouvoir à Damas le 8 décembre au terme d'une offensive éclair, des factions pro-turques ont attaqué les forces kurdes.
Les FDS continuent de contrôler de vastes zones du nord-est de la Syrie et une partie de la province de Deir Ezzor (est). Ces zones sont administrées de manière autonome par les Kurdes, qui ont établi leur gouvernement après le retrait des forces gouvernementales au début du conflit syrien en 2011.
Entre 2016 et 2019, la Turquie a mené trois opérations militaires contre les unités de protection du peuple kurde (YPG), principales composantes des FDS, réussissant à imposer son contrôle sur deux vastes zones frontalières en Syrie. (ats/vz)