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Volodymyr Zelensky (gauche) appelle les ressortissants à quitter la Russie pendant que Vladimir Poutine (droite) insiste toujours plus sur ses exigences à Kiev.
Volodymyr Zelensky (gauche) appelle les ressortissants à quitter la Russie pendant que Vladimir Poutine (droite) insiste toujours plus sur ses exigences à Kiev.Image: keystone/shutterstock

L'Ukraine prête à imposer l'état d'urgence: le point sur la situation à la mi-journée

Le spectre d'une invasion russe se faisant toujours plus pressant, le gouvernement ukrainien a mobilisé mercredi ses réservistes. Il se prépare à instaurer l'état d'urgence.
23.02.2022, 12:4123.02.2022, 17:22

Alors que de nombreux pays d'Europe ont formulé leurs sanctions à l'encontre de Vladimir Poutine, celui-ci insiste toujours plus sur ses exigences. En réaction, le Conseil de sécurité ukrainien a demandé d'instaurer un état d'urgence dans le pays sur fond de craintes d'une imminente invasion russe. Le parlement «doit entériner cette décision dans les 48 heures», a déclaré le secrétaire du conseil, Oleksiï Danilov à l'issue d'une réunion de cette structure.

Ces annonces sont une nouvelle étape dans l'escalade des tensions entre les deux pays. La Russie, qui a massé 150 000 troupes aux frontières et reconnu l'indépendance des séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine, est accusée de préparer une attaque d'ampleur contre son voisin.

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Mobilisation générale exclue

Prenant acte de l'imminence du danger, l'Ukraine a ordonné mercredi la mobilisation des réservistes de l'armée âgés de 18 à 60 ans. «La mobilisation commence dès aujourd'hui. La durée maximale du service est d'un an», ont annoncé les forces terrestres ukrainiennes sur Facebook.

L'Ukraine compte plus de 200 000 réservistes en plus des 250 000 membres des forces armées régulières. Le président Volodymyr Zelensky a toutefois exclu la veille dans un discours télévisé une «mobilisation générale», rapportait Reuters mardi.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a présenté samedi son pays comme le «bouclier de l'Europe» face à la menace d'une invasion russe.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a présenté samedi son pays comme le «bouclier de l'Europe» face à la menace d'une invasion russe.Image: sda

Kiev a également appelé ses ressortissants à quitter la Russie au plus vite, dans un contexte «d'intensification des agressions de la Russie contre l'Ukraine», selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Près de trois millions d'Ukrainiens vivent en Russie, selon des estimations ukrainiennes.

Des intérêts russes «non négociables»

Un peu plus tôt, Vladimir Poutine avait fait part de son intransigeance quant aux intérêts et la sécurité de son pays, qui sont «non négociables», malgré les mises en garde et les sanctions occidentales.

Tout en se disant «ouvert au dialogue», le président russe exige des Occidentaux la promesse que l'Ukraine n'intègrera jamais l'Otan et, depuis mardi soir, une «démilitarisation» du pays ainsi que des concessions territoriales aux séparatistes prorusses.

Se réservant le droit d'envoyer des troupes dans les «républiques» autoproclamées de Donetsk et Lougansk, dont il a reconnu l'indépendance, Poutine a revendiqué mardi l'ensemble de ces régions, alors que les rebelles n'en contrôlent qu'un tiers.

Des sanctions à la pelle

Le président américain Joe Biden a estimé que le feu vert mardi du Parlement russe à une opération militaire en Ukraine était «le début d'une invasion». Il a toutefois estimé qu'il était «encore temps d'éviter le pire».

Le 11 février, Joe Biden a demandé à tous les Américains de quitter l'Ukraine au plus vite.
Le 11 février, Joe Biden a demandé à tous les Américains de quitter l'Ukraine au plus vite.Image: sda

Pour l'heure, en résumé:

  • Le 46e Président des Etats-Unis a annoncé une «première tranche» de sanctions visant à empêcher Moscou de lever des fonds occidentaux pour rembourser sa dette.
  • Londres a jugé pour sa part «hautement probable que le Kremlin mène à bien son projet d'une invasion totale de l'Ukraine» et qu'il prenne la capitale Kiev. Le Royaume-Uni a ainsi sanctionné trois oligarques et cinq banques russes mardi 22 février.
  • Berlin a gelé le gigantesque projet de gazoduc Nord Stream II, qui devait acheminer encore davantage de gaz russe en Allemagne. Selon son ministre de l'économie Robert Habeck, l'Allemagne pourra se passer à terme si nécessaire du gaz russe.
  • Des sanctions ont également été annoncées par l'Union européenne, le Japon, l'Australie, le Canada et du Royaume-Uni.

Sur le front dans l'Est, les combats se poursuivaient entre l'armée ukrainienne et les rebelles. Les séparatistes de Lougansk ont annoncé mercredi la mort d'un combattant, abattu selon eux par un sniper ukrainien. Un civil a aussi été tué dans des bombardements pendant la nuit, selon les rebelles. (ats/mndl)

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