Le magistrat de 92 ans qui va juger Maduro a déjà dit non à Trump
La procédure judiciaire visant le président vénézuélien Nicolás Maduro sera dirigée par l’un des magistrats les plus âgés encore en activité aux États-Unis. Comme le rapporte Le Parisien, le dossier a été confié à Alvin Hellerstein, juge fédéral du district sud de New York, âgé de 92 ans.
Le président vénézuélien, récemment transféré à New York après son arrestation par les autorités américaines, devait comparaître, ce lundi, lors d’une première audience devant cette juridiction emblématique de Manhattan, réputée pour traiter les affaires les plus sensibles du pays. Il est poursuivi par la justice américaine pour plusieurs chefs d’accusation, dont le narcotrafic, la corruption et des faits qualifiés de terroristes par les procureurs fédéraux.
Un type de 92 ans très rigoureux
Nommé en 1998 par Bill Clinton, Alvin Hellerstein continue de siéger malgré son âge avancé sur des dossiers majeurs mêlant criminalité internationale, sécurité nationale et contentieux financiers complexes. Selon Le Parisien, les avocats qui ont plaidé devant lui le décrivent comme un magistrat rigoureux, méthodique et particulièrement attaché au respect strict des procédures fédérales.
BREAKING: The Maduro case is heading to a Clinton-appointed judge.
— Tony Lane 🇺🇸 (@TonyLaneNV) January 4, 2026
Meet Alvin Hellerstein — 92 years old, appointed by Bill Clinton, and a judge who has ruled against Trump in the past.
Now this judge is set to oversee one of the most explosive international criminal cases in… pic.twitter.com/Ta8ARBGzlc
Au cours de sa carrière, le juge Hellerstein a présidé plusieurs affaires très médiatisées, notamment des contentieux civils liés aux attentats du 11 septembre 2001 et des dossiers financiers d’envergure internationale.
Déjà dans des dossiers Trump
Plus récemment, il s’est illustré en rejetant la demande de Donald Trump visant à transférer l’affaire dite du « hush money » — liée au versement d’une indemnité à l’ancienne actrice porno Stormy Daniels — devant une cour fédérale. Il a également estimé, au mois de mai, que le recours par l’administration Trump à l’Alien Enemies Act de 1798 ne pouvait pas être appliqué dans le cadre de procédures visant des migrants vénézuéliens soupçonnés d’appartenir à un gang.
Le magistrat connaît, par ailleurs, les dossiers liés au Venezuela, ayant déjà statué sur des affaires impliquant des figures du chavisme (courant politique de Maduro). Sous sa direction, le procès Maduro s’annonce long, technique et très suivi, tant pour ses implications judiciaires que diplomatiques, souligne Le Parisien. (jah)
