Trump bombarde le Vénézuela et «capture» le président Maduro
De fortes explosions avec des bruits ressemblant à des survols d'avions ont eu lieu vers 02h00 (07h00 suisses) samedi à Caracas, a constaté un journaliste de l'AFP.
Sur les réseaux sociaux, des images de grands incendies avec des dégagements de fumée sont visibles sans qu'il soit possible de localiser précisément le lieu de ces explosions qui semblent avoir eu lieu dans le sud et l'est de la capitale vénézuelienne. Des bruits d'explosion continuaient à être entendus vers 02h15.
Le courant a été coupé dans certains secteurs de la ville, selon des habitants.
#Breaking: The United States just launched a full scale attack on Venezuela from Air and Sea, report of hundreds of Toma Hawk Cruise Missiles striking dozens of targets in downtown Caracas. pic.twitter.com/IM0FYiCUVb
— ICOF (@ICOF__) January 3, 2026
Dans une déclaration, Trump a affirmé que les États-Unis avaient mené «une attaque à grande échelle» et que le président Nicolas Maduro, accompagné de son épouse, avait été «capturé et exfiltré» du Venezuela.
STATEMENT FROM PRESIDENT DONALD J. TRUMP pic.twitter.com/nHDqtsqRFh
— Karoline Leavitt (@PressSec) January 3, 2026
La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a affirmé samedi matin qu'elle ignorait où se trouvait le président Nicolas Maduro. Elle a exigé une «preuve de vie» aux Etats-Unis après l'attaque américaine pendant la nuit.
Le numéro deux du Département d'Etat a de son côté déclaré qu'une «nouvelle ère» s'ouvrait pour le Venezuela. L'adjoint au secrétaire d'Etat Christopher Landau écrit sur son compte X:
Qu'ont visé les bombardements de Trump au Venezuela?
Des explosions suivies de panaches de fumée et d'incendies ont visé le Fuerte Tiuna, le complexe militaire le plus important du Venezuela, qui abrite le ministère de la Défense et l'Académie militaire. De très vaste étendue, il abrite non seulement des structures militaires, mais aussi des espaces urbains de logement de troupes où vivent des milliers de familles.
A une des portes d'entrée - toujours gardée -, un petit blindé et un camion portaient des impacts visibles de balles, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Des habitants fuyaient la zone au petit matin avec valises et sacs. Ils ont refusé d'être interviewés, mais une habitante a lancé qu'elle partait «parce qu'ils ont failli nous tuer».
D'autres explosions ont retenti près du complexe aéronautique de La Carlota, aéroport militaire et de vols privés, dans l'est de Caracas. Un petit blindé brûlant et un bus calciné étaient visibles, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Des explosions ont également été rapportées dans l'ouest du pays, à la Guaira (aéroport international et port de Caracas), à Maracay, capitale de l’État d'Aragua (100 km au sud-ouest de Caracas), et à Higuerote (100 km à l'est de Caracas) dans l’État de Miranda, sur la côte Caraïbe.
Le Venezuela accuse les USA «d'avoir frappé des zones résidentielles»
Le ministre vénézuélien de la Défense a accusé, dans un discours enregistré sur les réseaux sociaux samedi à l'aube, l'armée américaine d'avoir «frappé des zones résidentielles» lors de son attaque du Venezuela, promettant également un déploiement massif de tous les moyens militaires du pays.
«Les forces envahisseuses (...) ont profané notre sol (...) allant jusqu'à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles de population civile», a déclaré le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être de «train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts».
Il a aussi promis «le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d'armes pour la défense intégrale».
Le Venezuela a demandé samedi une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies après l'attaque militaire des Etats-Unis qui assurent avoir capturé le président Nicolas Maduro. Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil a déclaré sur Telegram:
La Colombie déploie des militaires à sa frontière
Le président colombien, Gustavo Petro, a annoncé samedi avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela, après les attaques aériennes menées par les Etats-Unis sur son voisin.
Petro a qualifié ces bombardements d'«agression contre la souveraineté» de l'Amérique latine et affirmé qu'elles entraîneraient une crise humanitaire.
Madrid se propose comme médiateur
Le gouvernement espagnol a proposé samedi de jouer les intermédiaires dans la crise entre le Venezuela et les Etats-Unis, après les attaques aériennes américaines et l'annonce par le président Donald Trump de la «capture» de son homologue vénézuélien Nicolas Maduro.
«L’Espagne appelle à la désescalade et à la modération», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, se disant «à cet égard (...) disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle», rappelent également qu'elle n'avait «pas reconnu les résultats des élections du 28 juillet 2024», officiellement remportée par Nicolas Maduro, un résultat contesté par l'opposition.
Donald Trump accuse Nicolas Maduro d'être à la tête d'un vaste réseau de narcotrafic que l'intéressé dément, reprochant aux Etats-Unis de vouloir le renverser pour s'emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète. (tib/afp)
