Venezuela: le témoignage d’un ex-prisonnier
«Liberté! Liberté!», ont scandé samedi quelque 150 personnes devant l'église San Sebastian de Maiquetia, près de Caracas, après une messe en l'honneur des détenus politiques de la région libérés, dont Juan Freites, chef régional du parti de la Nobel de la Paix Maria Corina Machado.
L'opposant, qui fêtera ses 35 ans dimanche prochain, fait partie des quelque 500 prisonniers sortis de prison après l'intervention américaine et la capture du président Nicolas Maduro début janvier.
Arrêté le 23 janvier 2024, Juan Freites, figure montante de la politique, responsable pour l'Etat de Vargas du parti Vente de la cheffe de l'opposition Maria Corina Machado, a été libéré la semaine dernière.
Selon lui, «il ne manque qu'un petit pas pour (...) réaliser l'objectif, qui est la liberté du Venezuela. Et cette liberté commencera évidemment lorsqu'ils libéreront tous les prisonniers politiques, que nos frères en exil rentreront, et que nous pourrons avancer vers une phase définitive de transition».
Six autres ex-détenus ont assisté à la messe. Parmi eux, Gabriel Gonzalez, 30 ans, membre de l'équipe de communication du parti Vente, et arrêté après un meeting du candidat de l'opposition Edmundo Gonzalez Urrutia avant la présidentielle 2024.
Le pouvoir a promis le 8 janvier des libérations massives et promulgué le 19 février une loi d'amnistie. Environ 500 détenus restent encore derrière les barreaux, selon l'ONG Foro Penal. (dal/ats/afp)
