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Trump: vers une première frappe terrestre au Venezuela

President Donald Trump speaks during a news conference with Israel's Prime Minister Benjamin Netanyahu at Mar-a-Lago, Monday, Dec. 29, 2025, in Palm Beach, Fla. (AP Photo/Alex Brandon)
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Donald Trump agite depuis plusieurs semaines la menace de frappes terrestres visant des cartels.Keystone

Les Etats-Unis auraient mené une première frappe terrestre au Venezuela

Selon Donald Trump, les Etats-Unis ont détruit un quai utilisé pour le narcotrafic au Venezuela. Il s'agirait de la première opération américaine au sol depuis le début de la campagne américaine contre les cartels.
30.12.2025, 06:5130.12.2025, 06:51

Donald Trump a confirmé lundi que les Etats-Unis avaient détruit un quai utilisé par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela. Il s'agit d'une possible première frappe terrestre depuis le début de la campagne militaire américaine contre le trafic de drogue en Amérique latine.

Les Etats-Unis exercent une forte pression sur Caracas depuis des mois, cherchant à pousser au départ le président Nicolas Maduro, accusé par Washington d'être à la tête d'un vaste réseau de narcotrafic. Ils ont mené de nombreuses frappes contre des embarcations de trafiquants présumés, faisant plus de 100 morts dans les Caraïbes et le Pacifique. Jusqu'à présent, l'administration américaine n'a pas apporté de preuves démontrant que les embarcations visées transportaient effectivement de la drogue.

Donald Trump agite depuis plusieurs semaines la menace de frappes terrestres visant des cartels de la drogue en Amérique latine, mais aucune attaque n'a été confirmée à ce jour.

Un important dispositif militaire dans les Caraïbes

«Il y a eu une grande explosion sur la zone de mise à quai où ils chargent les bateaux de drogue. (...) Nous avons donc frappé tous les bateaux et maintenant nous frappons la zone, (...) et ça n'est plus là», a déclaré lundi le président américain depuis sa résidence Mar-a-Lago, où il a reçu le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Il n'a pas révélé le lieu de cette frappe, précisant simplement qu'elle s'était produite «sur le rivage». Il a également refusé de dire qui, de l'armée ou de la CIA, avait mené cette opération. Le président républicain était interrogé par des journalistes après une allusion à une telle frappe dans un entretien diffusé vendredi.

Dans une interview radio avec le milliardaire John Catsimatidis, l'un de ses soutiens, Donald Trump avait affirmé que les Etats-Unis avaient frappé une «grande installation» servant selon lui à la production de bateaux utilisés pour le narcotrafic.

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John CatsimatidisKeystone

«Il y a deux nuits, nous l'avons détruite. Donc nous les avons frappés très durement», avait-il assuré. Ni le Pentagone, ni la Maison Blanche n'avaient confirmé ces propos. De son côté, le gouvernement vénézuélien n'a fait aucun commentaire officiel sur une telle frappe.

Washington a déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes et imposé au Venezuela un blocus visant des pétroliers sous sanctions.Nicolas Maduro dément les accusations américaines, et assure que les Etats-Unis cherchent à le renverser pour s'emparer du pétrole vénézuélien, principale ressource du pays. (jzs/ats)

Donald Trump n'a pas aimé se faire sermonner
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