«Menacé» ce théâtre valaisan déprogramme une star française
L'humoriste Ary Abittan devait se produire le 23 mai prochain au Théâtre du Martolet. Or, selon Le Nouvelliste, mardi 20 janvier 2026, la Fondation Théâtre du Martolet a annoncé l'annulation de sa venue.
Pour rappel, en 2021, Ary Abittan, connu pour son rôle dans Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu, a été mis en examen pour viol suite à la plainte d'une jeune femme de 23 ans. Malgré des éléments médicaux au dossier, les juges d'instruction ont levé les charges en juillet 2023 faute d'indices suffisants. Un non-lieu a été prononcé en avril 2024 et confirmé en appel le 30 janvier 2025.
Mobilisation et tensions
Depuis son retour sur scène en mai 2024, plusieurs de ses spectacles sont contestés.
Le 6 décembre aux Folies Bergère, des militantes de #NousToutes ont mené une action de protestation. Le lendemain, une vidéo a révélé que Brigitte Macron avait qualifié ces militantes de «sales connes» dans un échange avec l'humoriste, relançant la polémique. Plusieurs collectifs féministes réclament l'annulation de ses dates, notamment à Lille et dans l'Oise. La représentation prévue à Bergerac le 12 février a été annulée, officiellement pour ventes insuffisantes.
Annulation malgré les bonnes ventes
Au Théâtre du Martolet, environ 300 billets (capacité: 925 places, selon la jauge maximale) avaient déjà été vendus. Mais selon Pierre-Yves Robatel, président de la Fondation, interrogé par Le Nouvelliste, la situation en France le «préoccupait depuis un moment».
Les messages reçus, les messages reçus, «dont certains menaçant l’ordre public et la sérénité du personnel et des spectateurs nous ont convaincus d’annuler le spectacle», ont finalement motivé l'annulation du spectacle, selon les propos de Pierre-Yves Robatel, président de la Fondation Théâtre du Martolet, rapportés par le journal valaisan.
Surtout, c'est un coût financier important que prendre cette décision, prise lundi soir, et transmise à la production mardi matin. Elle représente un coût de plusieurs dizaines de milliers de francs pour le théâtre. En effet, la contestation d'une décision de justice ne constitue pas un motif d'annulation valable juridiquement.
Entre principes et pragmatisme
Par le biais d'un communiqué, la Fondation réaffirme son attachement à la liberté de création, au respect des décisions judiciaires, mais aussi à sa responsabilité envers le public et ses équipes.
Pierre-Yves Robatel explique au média valaisan:
Les modalités de remboursement des billets seront communiquées prochainement. (svp)
