Société
Harcèlement

Valais: un spectacle d'Ary Abittan déprogrammé à Saint-Maurice

Ary Abittan, ici lors du festival de Deauville, n'est plus mis en examen pour viol. (Photo by Francois G. Durand/Getty Images)
Ary Abittan a vu son spectacle tout bonnement annulé après des messages menaçants reçus par le Théâtre du Martolet de Saint-Maurice.Getty Images Europe

«Menacé» ce théâtre valaisan déprogramme une star française

L'humoriste accusé de viol (affaire classée sans suite) devait se produire en mai à Saint-Maurice au Théâtre du Martolet. La Fondation valaisanne a annulé le spectacle.
21.01.2026, 11:5321.01.2026, 11:56

L'humoriste Ary Abittan devait se produire le 23 mai prochain au Théâtre du Martolet. Or, selon Le Nouvelliste, mardi 20 janvier 2026, la Fondation Théâtre du Martolet a annoncé l'annulation de sa venue.

Pour rappel, en 2021, Ary Abittan, connu pour son rôle dans Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu, a été mis en examen pour viol suite à la plainte d'une jeune femme de 23 ans. Malgré des éléments médicaux au dossier, les juges d'instruction ont levé les charges en juillet 2023 faute d'indices suffisants. Un non-lieu a été prononcé en avril 2024 et confirmé en appel le 30 janvier 2025.

Mobilisation et tensions

Depuis son retour sur scène en mai 2024, plusieurs de ses spectacles sont contestés.

Le 6 décembre aux Folies Bergère, des militantes de #NousToutes ont mené une action de protestation. Le lendemain, une vidéo a révélé que Brigitte Macron avait qualifié ces militantes de «sales connes» dans un échange avec l'humoriste, relançant la polémique. Plusieurs collectifs féministes réclament l'annulation de ses dates, notamment à Lille et dans l'Oise. La représentation prévue à Bergerac le 12 février a été annulée, officiellement pour ventes insuffisantes.

Annulation malgré les bonnes ventes

Au Théâtre du Martolet, environ 300 billets (capacité: 925 places, selon la jauge maximale) avaient déjà été vendus. Mais selon Pierre-Yves Robatel, président de la Fondation, interrogé par Le Nouvelliste, la situation en France le «préoccupait depuis un moment».

Les messages reçus, les messages reçus, «dont certains menaçant l’ordre public et la sérénité du personnel et des spectateurs nous ont convaincus d’annuler le spectacle», ont finalement motivé l'annulation du spectacle, selon les propos de Pierre-Yves Robatel, président de la Fondation Théâtre du Martolet, rapportés par le journal valaisan.

Surtout, c'est un coût financier important que prendre cette décision, prise lundi soir, et transmise à la production mardi matin. Elle représente un coût de plusieurs dizaines de milliers de francs pour le théâtre. En effet, la contestation d'une décision de justice ne constitue pas un motif d'annulation valable juridiquement.

Entre principes et pragmatisme

Par le biais d'un communiqué, la Fondation réaffirme son attachement à la liberté de création, au respect des décisions judiciaires, mais aussi à sa responsabilité envers le public et ses équipes.

Pierre-Yves Robatel explique au média valaisan:

«Si on avait maintenu ce spectacle, on aurait dû prendre des mesures sécuritaires. Notre but est que les gens prennent du plaisir en venant dans notre salle.»

Les modalités de remboursement des billets seront communiquées prochainement. (svp)

Inspiré du Curling: le Curl’charlette.
1 / 3
Inspiré du Curling: le Curl’charlette.
source: sierre-anniviers marketing
partager sur Facebookpartager sur X
Une année de Trump, c'est épuisant
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Voici comment les CFF vont honorer les victimes de Crans-Montana
Les CFF ont annoncé une série de mesures vendredi à l’occasion de la journée nationale de deuil décrétée après l'incendie meurtrier de Crans-Montana dans la nuit du Nouvel-An.
L’entreprise ferroviaire dit vouloir avant tout honorer la mémoire des victimes et soutenir leurs proches.
L’article