bien ensoleillé
DE | FR
Sport
Euro 2021

L'Euro 2021 a puni les égoïstes, Italie-Angleterre les rendra jaloux

Image
Euro 2021

L'Euro a puni les égoïstes, sa finale les rendra ringards

Angleterre - Italie vient couronner un Euro éclaté, au cours duquel des équipes unies, joueuses et joyeuses ont imposé une domination collective. Dimanche (21 heures), la finale sera un dernier hommage à tous ceux qui, comme la Suisse, ont créé une osmose.
09.07.2021, 05:4810.03.2022, 09:32
Présenté par
Branding Box
Présenté par
Branding Box

A main droite, l'Angleterre: un effectif d'une richesse extraordinaire, «de quoi constituer deux équipes d'égale valeur, ou pas loin», selon l'entraîneur Peter Zeidler, mais surtout, par-dessus tout, un collectif. Pour la première fois depuis qu'ils ont inventé le football, ou du moins pour la première fois depuis qu'ils laissent la victoire aux autres, les «three lions» ont atteint une forme d'adhésion générale, de dévouement total, qui les rend uni(que)s.

A main droite, l'Italie. Il y a l'idée que l'on s'en fait, celle d'un hymne entraînant et d'un style maniéré, les douleurs sur-jouées, les étreintes viriles, les replis en mode expresso serrés, cette façon de tout prendre au tragique, d'avoir le pittoresque facile et bruyant.

Nous retrouvons la finale de l'Euro dans un court instant, après une petite pause publicitaire:

AXA s'engage pour le football féminin
Le football t'intéresse? Alors tu devrais jeter un œil sur ce qu'il se passe chez les femmes! Pour que le football féminin reçoive la reconnaissance qu'il mérite, AXA soutient la plus haute ligue féminine de Suisse avec beaucoup de passion et de motivation.
Clique ici pour en savoir plus sur notre engagement >>
Image de promotion

Mais revenons à nos moutons...

Mais il y cette autre Italie, celle que son sélectionneur Roberto Mancini, ancien «neuf et demi» de génie, a construite sur des bases purement techniques, sans apport d'individualités dominantes. Une Italie joueuse et joyeuse, indivisible, séduisante comme jamais.

Alors dimanche, Angleterre - Italie ne sera pas seulement la finale d'un Euro éclaté, disséminé aux quatre coins d'un continent qui se regarde à peine, mais bien au contraire, l'apothéose d'un tournoi unique où les collectifs ont triomphé d'un certain individualisme contemporain, en réhabilitant des valeurs assez archaïques de connivence et de complémentarité.

Le constat renvoie aux succès de la Suisse et son patchwork multiculturel, remonté comme un coucou, aux succès de l'Espagne et sa culture du jeu de passes (une Espagne sans star, avec seulement deux joueurs de Barcelone et aucun du Real Madrid), aux succès du Danemark, bien sûr, rappelé très vite à la beauté de l'éphémère par le malaise de Christian Eriksen, et fidèle à des notions très nordiques de cohésion sociale.

Ces succès s'apprécient par opposition aux échecs de la France, peut-être même le meilleur effectif de ces trente dernières années, toutes nations confondues, du Portugal et de ses talents assujettis à la tutelle de Ronaldo, des Pays-Bas et de leurs difficultés endémiques à constituer un ensemble.

Jusqu'à sa finale, cet Euro aura restauré l'idée un peu ringarde selon laquelle, en football, la mise en valeur de l'individu ne s'affranchit jamais totalement de la performance collective, de ses dynamiques et mécanismes sous-jacents.

Tel est le postulat de Gareth Southgate, sélectionneur de l'Angleterre, lorsqu'il confie l'aile droite au très généreux Bukayo Saka (18 ans) plutôt qu'au prodige Jadon Sancho (21 ans), et lorsqu'il décerne le brassard de capitaine à Harry Kane qui, contrairement à la tradition, n'a pas une gueule de Beatles ou de Rolling Stones - «Citizen Kane», nouveau visage d'une Angleterre moins rock n'roll, mais proche de constituer un groupe.

Tel est aussi le principe de Roberto Mancini lorsqu'il aligne des profils passablement inusités de joueurs fins et petits, profondément dépendants les uns des autres, sinon totalement, par la nature même d'un jeu fondé sur la coordination des efforts.

L'avis de Dino Zoff, gardien de l'Italie championne du monde en 1982

«Au-delà des joueurs, je dirais que tout vient de Roberto Mancini, qui a su faire les bons choix. Il a apporté beaucoup de conviction et de confiance, son équipe joue un très bon football dans des situations très variées. Cette renaissance remonte déjà à deux ou trois ans. En finale, l'Italie, c'est sûr, aura le grand désavantage de jouer à l'extérieur, devant un public anglais. Mais c'est jouable. L'Angleterre offre davantage de liberté au milieu, avec davantage d'espaces, et je pense que l'Italie n'a pas à redouter le défi physique.»
Propos recueillis par l'AFP

L'Angleterre n'est pas toujours brillante, l'Italie n'est pas toujours aussi conquérante qu'elle le voudrait. Mais quoi qu'il advienne de leur finale, ces deux nations du football seront redevenues dominantes, de la plus belle et simple des manières qui soit: en formant une équipe.

Le football est ta passion?
Alors tu ne devrais rien manquer du football féminin! Conformément à la promesse de la marque « Know You Can », AXA soutient les joueuses de la plus haute ligue suisse dans la réalisation de leurs objectifs et de leurs rêves, sur le terrain comme en dehors. Attends-toi à de grands moments de football avec nous!
Clique ici pour en savoir plus sur notre engagement >>
Image de promotion
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Pourquoi le Romand Denis Zakaria est ignoré par Murat Yakin
Le Genevois s'est illustré lors du match face à la Serbie, avec une apparition très convaincante dans les 20 dernières minutes. Mais Denis Zakaria peine à entrer dans les plans de Murat Yakin. Pourquoi?

Thomas Tuchel l'avait fait venir de la Juventus pour renforcer son milieu de terrain à Chelsea. Mais voilà que l'Allemand a été limogé et Graham Potter dépêché au chevet des Blues pour leur redonner un peu de joie (et de points au classement). Si Potter est supposé donner des coups de baguette magique, cette nomination est surtout synonyme de sortilège (ou de coup de balai) pour Denis Zakaria, qui voit son rêve de Premier League se transformer en cauchemar.

L’article