Sport
Football

L’échange tendu entre Deschamps et des journalistes marocains

France head coach Didier Deschamps talks to the media at a press conference ahead of the World Cup quarterfinal soccer match between France and Morocco in Foxborough, Mass., near Boston, Wednesday, Ju ...
Didier Deschamps en conférence de presse avant France-Maroc.image: Keystone

L’échange tendu entre Deschamps et des journalistes marocains

La conférence de presse du sélectionneur des Bleus a pris une tournure inattendue lorsque des journalistes marocains ont exprimé leur frustration de ne pas avoir eu la parole.
09.07.2026, 09:0109.07.2026, 09:01

Scène inhabituelle lors de la conférence de presse des Bleus, mercredi, à la veille du quart de finale de l'équipe de France contre le Maroc (22h).

Alors que celle-ci touchait à sa fin et que le sélectionneur français Didier Deschamps s'apprêtait à quitter l'estrade, les journalistes marocains se sont soudain levés pour se plaindre de ne pas avoir eu suffisamment la parole pendant la séance. «Ce n'est pas normal», pouvait-on entendre dans l'assemblée.

L'un d'eux lance alors: «On lève la main et on ne pose pas de questions, cela a duré 17 minutes alors qu’on devait en avoir 30». Un autre ajoute: «Depuis tout à l'heure on lève la main, on lève la main». Visiblement surpris par ces interventions, Didier Deschamps répond avec sa diplomatie habituelle: «J’ai répondu aux questions, je suis parti très tôt pour rejoindre le stade (réd: le camp de base des Bleus se trouve à près d'une heure de route) et j’ai un entraînement à préparer et d’autres obligations médiatiques derrière».

C'est alors que le ton monte quelque peu. «On vous respecte, mais il faut répondre», enchaînent les journalistes marocains. «Moi aussi, je vous respecte», rétorque le technicien français, qui ajoute: «Vous êtes combien? Si vous êtes 50 à lever la main, je ne vais pas répondre à 50 questions. J’ai encore d’autres obligations après».

Didier Deschamps et son chef de presse accordent finalement une dernière question aux journalistes marocains. L'un d'eux demande, après avoir vu les Bleus célébrer leurs buts à l’entraînement:

«La France est-elle déjà dans l’euphorie?»

Réponse du coach: «Non mais ça, c’est du plaisir. C’est toujours comme ça aux entraînements. Il y a une équipe qui gagne et elle le montre. L’euphorie jamais, on respecte cette équipe du Maroc. On sait très bien ce qui nous attend demain. De la confiance oui, mais en face aussi. Il y a une vie de groupe, on ne va pas montrer des images de joueurs en pleurs non plus. Je ne m’occupe pas des réseaux, je ne regarde pas. Je ne sais pas qui filme qui».

La conférence de presse des Bleus n’a pas été la seule à être agitée. Celle du Maroc aussi, puisqu’une altercation entre deux journalistes a interrompu le monologue de Brahim Diaz. Au fond de la salle, des «Mais pourquoi tu me frappes?» et autres «Tu m’as tapé dessus» fusaient…

(roc)

La Coupe du monde 2026 en images
1 / 33
La Coupe du monde 2026 en images:
source: sda / pamela smith
partager sur Facebookpartager sur X
Le penalty de Vargas a fait hurler toutes les langues
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
A Lausanne, la Russie dénonce des «motifs discriminatoires»
La Fédération russe d'athlétisme conteste son exclusion totale des compétitions internationales. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a été saisi.
La Fédération russe d'athlétisme a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour contester l'exclusion totale de ses représentants des compétitions internationales, confirmée vendredi dernier par World Athletics, a-t-elle annoncé jeudi. L'intransigeance de l'instance internationale, inchangée depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022, «affecte les intérêts fondamentaux de l'athlétisme en Russie», «pour des motifs que la fédération russe considère comme discriminatoires», écrit-elle dans un communiqué.
L’article