Un nouvel obstacle se dresse sur la route de la Nati au Mondial
Il a beaucoup été question, avant le début de cette Coupe du monde, des menaces qui planent sur les équipes: les nombreux déplacements, les horaires inhabituels ou encore la chaleur à laquelle les joueurs seront confrontés. Mais il a été très peu question d'un élément pourtant crucial dans le parcours d'une sélection: la gestion du calendrier.
Certaines équipes devront en effet patienter plus d'une semaine entre deux matchs à enjeu durant cette Coupe du monde à 48 équipes. Ce sera par exemple le cas des Etats-Unis. La sélection co-organisatrice a assuré la première place du groupe vendredi 19 juin. Elle jouera donc un match «pour beurre» le 25 juin contre la Turquie. Sa prochaine rencontre à enjeu? Le 1er juillet à San Francisco en 16e de finale, soit...12 jours après sa dernière partie importante. Une éternité dans une phase finale de grand tournoi.
Le Mexique est aussi concerné par ce calendrier particulier. Le pays co-organisateur est assuré de terminer en tête du groupe A depuis sa victoire face à la Corée du Sud le 19 juin. Il devra lui aussi patienter 12 jours avant de disputer son prochain match décisif.
Et la Suisse?
La Nati pourrait elle aussi être exposée à une longue attente. Si elle bat le Canada mercredi soir et termine 1re du groupe B, elle ne rejouera que le vendredi 3 juillet, soit neuf jours plus tard. Si elle fait match nul ou qu'elle perd face au Canada, elle sera attendue sur le terrain quatre jours plus tard en 16e de finale.
Tout l'enjeu, pour les nations qui devront patienter plus d'une semaine sans rencontre importante, c'est de rester sous tension sans s'épuiser. Le staff doit trouver le bon équilibre entre récupération, maintien du rythme physique et préparation mentale, car une longue attente peut provoquer soit un relâchement, soit au contraire une pression excessive autour du rendez-vous à venir.
Il faut aussi préserver la cohésion du vestiaire, garder concernés les remplaçants, protéger les joueurs d'éventuelles rumeurs autour du groupe et donner un cadre clair aux journées d’entraînement.
L’enjeu est donc de transformer cette période d’attente en préparation maîtrisée, pour arriver au match décisif avec de la fraîcheur, de la concentration et une vraie intensité collective. Pas simple. L'adaptation est plus que jamais le maître-mot de cette Coupe du monde à 48.
(jcz)
