Et soudain, Genève s'est tu
Le sport, c'est parfois ce qui permet de rassembler des milliers de personnes au même endroit au lendemain d'un drame. Ils étaient 6600, ce vendredi après-midi aux Vernets, pour le match de hockey entre Genève et Zurich. Peu avant le coup d'envoi de la rencontre, une minute de silence a été respectée en hommage aux victimes de l'incendie de Crans-Montana. «Une des pires tragédies que la Suisse ait connues», selon les mots du président de la Confédération, que chacun avait en tête lors de ce bref moment de recueillement.
Les spectateurs, qui avaient déjà commencé à chanter fort et à agiter leurs drapeaux, se sont soudains tus. Il n'était plus question de hockey sur glace, ni de couleurs à défendre. Il nous est revenu alors la phrase du président du Conseil d'Etat valaisan Mathias Reynard la veille:
C'est cette solidarité qui, par-delà les luttes partisanes, s'est exprimée ce vendredi après-midi aux Vernets, dans un lieu qui est habitué aux émotions fortes, mais pas à celles-ci.
Dans le même temps (14h), mais au nord-ouest du pays cette fois, un hommage a également été rendu avant le match de hockey entre le HC Ajoie et Berne disputé à Porrentruy.
Ces honneurs seront reconduits jusqu'à ce soir dans plusieurs patinoires. D'abord à la Vaudoise aréna, avant la partie entre Lausanne et Zoug (15h45), puis dans le Haut-Valais avant Viège-Arosa (17h45), et enfin à Bienne, où les Seelandais reçoivent Lugano à 19h45.
